N'oublions jamais que les plus grands voyous en politique sont du côté du FN !

Publié le 2 Juillet 2015

N'oublions jamais que les plus grands voyous en politique sont du côté du FN !

Les plus grands voyous, les plus menteurs, les plus voleurs se situeront toujours du côté des extrêmes.

Le FN est un parti raciste, xénophobe et voleur. M. Jean Marie Le Pen s'est auto-attribué une demeure qui avait été léguée à son parti, le FN, non à sa personne ! En Droit social, on appelle cela de "l'abus de bien social".

Aujourd'hui, le grand donneur de leçons qu'est le FN, se trouve pris à son propre jeu. Cela n'est guère étonnant quand on voyait les taux d'absence de Jean Marie Le Pen vis à vis des instances Européennes, qu'il n'hésitait jamais à bafouer ! Bafouer une institution dans laquelle on est élu, c'est fort ! Mais c'est vrai que comme c'est bien payé, ça mérite bien que l'on puisse mettre ses opinions sous le boisseau par pur intérêt personnel...

Et c'est pour ces gens là que la majorité de nos concitoyens, qui vont se déplacer, vont voter...

Pauvre France...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 11 Mars 2015

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Le FN au cœur d'une enquête pour fraude
Vingt-neuf assistants sont soupçonnés de percevoir une rémunération du Parlement européen sans y travailler

Le Front national est visé par une vaste enquête européenne pour fraude, qui devrait déboucher sur des poursuites judiciaires en France. En effet, pas moins de 29 assistants des 23 députés européens du parti d'extrême droite sont suspectés de bénéficier de rémunérations versées par le Parlement européen, tout en travaillant exclusivement pour le FN sur le territoire français.

Parmi les cas suspects, on trouve trois membres du cabinet du président d'honneur du FN, Jean-Marie Le Pen – dont son directeur Guillaume L'Huillier –, et cinq proches de la présidente du parti, Marine Le Pen, parmi lesquels deux de ses conseillers spéciaux, Bruno Bilde et Julien Odoul.

Alerté de ces soupçons, le président du Parlement européen, l'allemand Martin Schulz, a donc saisi lundi 9 mars l'Office européen antifraude, l'OLAF, et alerté dans le même temps la ministre française de la justice, Christiane Taubira, de faits pouvant s'apparenter à un financement illicite de parti politique. En vertu de ses compétences judiciaires, le parquet national financier devrait être rapidement saisi de ce dossier.
" Grosse caisse "

Cela faisait plusieurs mois déjà que les services financiers du Parlement européen nourrissaient des doutes à l'égard des pratiques du Front national. A la fin du mois de février, ces mêmes services ont eu connaissance du nouvel organigramme de la direction du FN. Ils ont constaté que, sur les 82 personnes occupant des fonctions officielles dans cet organigramme, vingt étaient des assistants d'élus au Parlement européen – quatre étant des assistants " accrédités ", donc censément basés dans les institutions à Bruxelles ou Strasbourg, et seize des assistants " locaux ", c'est-à-dire implantés dans les circonscriptions.

En poursuivant leurs investigations, les services financiers ont même découvert que neuf autres assistants " locaux " bénéficiaient également d'un contrat de travail les rattachant au siège du FN. N'apparaissant pas dans l'organigramme officiel du FN, leurs cas n'ont pas été soumis à l'OLAF, mais ont été en revanche révélés aux autorités judiciaires françaises.

Le statut des députés européens prévoit à l'article 33 alinéa 2 que " seuls peuvent être pris en charge les frais correspondant à l'assistance nécessaire et directement liée à l'exercice du mandat parlementaire des députés " par le budget du Parlement européen. " Ces dépenses ne peuvent en aucun cas couvrir les frais liés à la sphère privée des députés. " L'article 43 précise que les salaires versés aux assistants par le Parlement " ne peuvent servir directement ou indirectementà financer des contrats établis avec des groupes politiques du Parlement ou des partis politiques ".

Il apparaît que parmi les vingt assistants locaux dénoncés à l'OLAF, dix ont conclu un contrat de travail qui indique comme adresse d'exécution le 78, rue des Suisses, à Nanterre, soit l'adresse du siège du Front national. C'est également le cas des neuf autres assistants d'élus au Parlement européen n'apparaissant pas dans l'organigramme et signalés à la justice française.

Le salaire le plus élevé pour un assistant s'élève à 10 535 euros par mois. La masse salariale globale des 20 assistants parlementaires dont le cas vient d'être soumis à l'OLAF représente 1 500 000 euros par an, ce qui équivaudrait à un préjudice global de 7 500 000 euros pour la totalité de la législature en cours. Un montant supérieur si l'on y ajoute les neuf autres contrats suspects signalés à la justice française…

Dès la révélation de l'affaire par Le Monde.fr, lundi 9 mars en début de soirée, Marine Le Pen a réagi sur Twitter : " Le président du Parlement européen sort la grosse caisse (…). Une plainte sera déposée contre lui pour dénonciation calomnieuse. "

De son côté, la députée FN du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen, a accusé Martin Schulz, mardi 10 mars, sur France Info, d'" appliquer " les ordres de Manuel Valls. " La presse s'est emparée avec beaucoup de gourmandise de cela ", avant de souligner que " l'enquête n'a même pas encore commencé. Pas grave, on connaît le procédé : calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ! ".

" M. Schulz est un militant politique. Lors des européennes, il avait fait un certain nombre de meetings contre le Front national, a souligné Mme Maréchal-Le Pen. Il a appliqué à la lettre les ordres de M. Valls qui, hier, expliquait qu'il fallait que les élites se mobilisent contre le Front national. " " C'est de l'acharnement politique évidemment, en pleine période électorale ", selon l'élue du Vaucluse, dont le parti arrive en tête des sondages pour les départementales des 22 et 29 mars. Le fait d'être assistant d'un parlementaire européen et " en même temps conseiller de Marine Le Pen sur des questions très techniques, je ne vois absolument pas en quoi cela est incompatible ", a-t-elle conclu.

Sur son compte Twitter, le vice-président du Front national, Florian Philippot, a aussi accusé Manuel Valls d'être à l'origine de cette saisie et d'avoir sollicité le président du Parlement, Martin Schulz, pour " monter une affaire bidon ". " Dans le fond, Schulz a raison. Nos assistants ne travaillent pas pour l'Union européenne mais contre elle ", a ironisé le député européen, dont plusieurs assistants seront eux-mêmes concernés par les enquêtes à venir.

Gérard Davet, et Fabrice Lhomme

L'autre affaire qui menace le FN

Depuis avril 2014, les juges Renaud Van Ruymbeke et Aude Buresi enquêtent sur le financement des campagnes électorales du Front national lors des cantonales de 2011 et des législatives de 2012. En septembre, l'enquête a été élargie à la présidentielle par le biais d'un réquisitoire supplétif à des faits de " blanchiment en bande organisée ". Les magistrats s'interrogent sur le rôle joué auprès des candidats FN par le microparti de Marine Le Pen, Jeanne, et la société Riwal, fondée par Frédéric Chatillon, un proche de Mme Le Pen. Jeanne prêtait de l'argent aux candidats pour faire campagne, avec un taux d'intérêt, et leur vendait des kits de campagne. La justice estime à 10 millions d'euros l'argent détourné par Riwal et Jeanne pour le financement des campagnes FN de 2012. M. Chatillon a notamment été mis en examen le 23 janvier pour " faux et usage de faux", " escroquerie " et " abus de biens sociaux ".

Rédigé par Philippe NOVIANT

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