La pourriture incarnée : M. Copé !

Publié le 17 Juillet 2014

Cope-PourriM. Copé est, sans conteste, une pourriture née ! Après ses tricheries sur le vote à l'UMP, M. Copé remet donc le couvert et privilégie ses amis au détriment même de son camp ! C'est ce que l'on appelle de la traitrise car elle se fait aux détriments du militant UMP, suffisamment crétin pour ne pas s'offusquer de ces frasques honteuses ! En ne s'offusquant pas, les militants valident l'attitude 'tous pourris' !

En plus, M. Copé se permet de revendre des biens de l'Etat en graissant ses amis au passage !

'Tous pourris' ? Je ne sais, mais je sais que Copé l'est !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 1er Mars 2014

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Copé fragilisé, l'UMP en proie à ses démons
Mis en cause par l'hebdomadaire " Le Point ", le patron du parti de droite dénonce " un coup tordu "

Un coup tordu ", " un tissu d'amalgames et de mensonges ". Toute la journée de jeudi 27 février, Jean-François Copé a contre-attaqué, se posant en victime " d'une manipulation " ourdie par Franz-Olivier Giesbert, patron du Point qui serait " parti en croisade " contre lui. La voix blanche, le patron de l'UMP décortique la longue enquête de l'hebdomadaire qui met en cause Bygmalion, la société de communication fondée par deux de ses anciens collaborateurs, Bastien Millot et Guy Alves.

Selon l'hebdomadaire, l'agence aurait surfacturé l'organisation des meetings de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012 pour monter " une machine de guerre " électorale à son profit. Huit millions d'euros auraient été récoltés.

Les soupçons ne sont pas nouveaux. En 2012, LeCanard enchaîné avait relevé les importants contrats consentis par l'UMP à cette société. En interne, François Fillon avait tenté en vain, à l'été 2013, d'obtenir la transparence sur les comptes. Au plus fort de la guerre Copé-Fillon, le trésorier de l'UMP, Dominique Dord, avait démissionné en dénonçant un " mélange des genres effarant ".

" On est sur un truc malsain ", riposte Jean-François Copé, joint par LeMonde, qui souligne dans l'enquête du Point des " mélanges ", des " confusions, par exemple sur le montant de la dette de l'UMP ". Suit un vif démenti sur la partie la plus nouvelle de l'enquête : la vente à des Qataris, en 2007, de l'Hôtel Kinski et du centre Kléber, deux biens qui appartenaient à l'Etat, du temps où M. Copé était à Bercy.

" Jamais de ma vie je ne me suis intéressé à aucun secteur immobilier. Cela relevait de la compétence exclusive de France Domaine ", rétorque-t-il. Selon Le Point, la vente du centre Kléber se serait faite par l'intermédiaire de l'homme d'affaires Emmanuel Limido, aujourd'hui " investisseur fantôme " de Bygmalion.

L'affaire cueille le président de l'UMP en pleine campagne des élections municipales. Elle le touche mais ne le coule pas. Démentant tout en bloc, Jean-François Copé veut continuer son tour de France, " travaille " à la plainte pour diffamation qu'il assure vouloir déposer contre l'hebdomadaire, et écrit aux militants pour les chauffer contre " l'acharnement d'une certaine presse sans déontologie " qui les viserait, lui et Nicolas Sarkozy.

Avant d'envoyer jeudi soir sa missive, Jean-François Copé s'est assuré de la neutralité des ténors du parti. " La droite fait bloc, c'est l'union sacrée, se réjouit-il. A trois semaines du premier tour - des municipales - , personne, à l'UMP, n'a intérêt à déterrer la hache de guerre. " Les militants ne le comprendraient pas, assure un proche de François Fillon. " Le FN en a suffisamment pour son compte ", complète un juppéiste qui craint l'exacerbation du " tous pourris ".

Lundi soir, lorsqu'il a su que Le Point allait publier l'enquête, Jean-François Copé a réservé son premier coup de téléphone à Nicolas Sarkozy qui, peu disposé à descendre dans l'arène, se serait contenté de lui répondre : " Qu'est ce que tu veux, il - Franz-Olivier Giesbert - fait pareil avec moi. "

Le lendemain matin, le patron de l'UMP a joint son grand rival François Fillon pour qu'il fasse preuve de solidarité. En visite au Salon de l'agriculture, l'ancien premier ministre joue le jeu. " Pour moi, ce n'est pas un sujet, répond-il aux journalistes. Jean-François m'a dit qu'il démentait, je n'ai pas de raison de ne pas le croire. " Sur RTL, l'autre ancien premier ministre Alain Juppé se montre encore plus direct. " Je lui fais confiance pour faire valoir sa bonne foi ", affirme le maire UMP de Bordeaux, avant d'ajouter que " si c'est faux ", cela ne déstabilisera pas le parti.

Tout est dans le " si " car, au même moment, le filloniste Lionel Tardy alimente les soupçons. Dans un tweet, le député de Haute-Savoie assure qu'à l'UMP " tout le monde savait ". Et de dénoncer " les coûts stratosphériques de meetings de la campagne présidentielle ". Cette fois, c'est au tour de Jérôme Lavrilleux, le directeur de cabinet du président de l'UMP, d'annoncer qu'il porte plainte, à titre personnel, contre le député.

Mais Lionel Tardy est intarissable. Rappelant le " Sarkothon " de l'été 2013, l'élu déplore qu'il ait " fallu demander une participation financière aux militants " pour combler le trou de 11 millions d'euros creusé par le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. Dans la foulée, Laurent Wauquiez, vice-président de l'UMP, réclame la transparence. " On la doit aux militants ", insistent il.

De nouveau, les couteaux s'aiguisent. Si aucun des concurrents de Jean-François Copé ne préjuge des suites judiciaires de l'affaire Bygmalion, tous soulignent le ternissement de son image : " Copé soupçonné d'avoir volé Sarko, c'est lourd ", souligne un filloniste. " Il avait l'image d'un tricheur, le voilà sulfureux ", appuie un proche de Nicolas Sarkozy. Le patron de l'UMP espérait pouvoir se refaire une santé à l'occasion des municipales. Il risque désormais sa peau en cas d'échec aux européennes. " L'affaiblissement du parti est un vrai sujet ", estime un candidat à la primaire. Dès juin, la guerre devrait repartir de plus belle.

Françoise Fressoz

Rédigé par Philippe NOVIANT

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