Quand Fillon persiste et signe dans la bêtise

Publié le 24 Janvier 2014

debout-condamnes-lump-L-pvltaZFillon continue son petit jeu de débordement sur sa droite. Comme je l'ai déjà dit, ce jeu ne sert à rien car on ne peut voler à droite un électorat qui préfèrera toujours l'original à la copie et dont la copie n'apporte rien par rapport à l'original. Si le Vuiton original est au même prix que la copie, pourquoi prendre des risques à acheter une copie ?

Fillon fait effectivement partir la République en lambeaux à côtoyer des responsables ouvertement anti-démocratiques.

Notre classe politique y perd, notre pays y perd.

Ce n'est pas comme cela que M. Fillon parviendra aux plus hautes fonctions de l'Etat.

Pauvre France gangrénée par la médiocrité de ses politiques...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 21 Septembre 2013

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En déplacement en Russie, François Fillon crée à nouveau la polémique
L'ex-premier ministre a critiqué la position française sur la Syrie devant Vladimir Poutine

D'une polémique à une autre. Après la tempête provoquée par ses propos sur le FN, François Fillon se voit accusé de mener une diplomatie parallèle, contraire à celle de la France. L'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy a critiqué la position de Paris dans le conflit syrien, jeudi 19 septembre, lors d'un déplacement en Russie.

Devant le président russe, Vladimir Poutine, qui reste un allié indéfectible de Damas, M. Fillon a déclaré : " Nous avons, vous et nous, Russes et Européens, une influence déterminante sur les deux camps qui s'opposent " en Syrie. " Je souhaite à cet égard que la France retrouve cette indépendance et cette liberté de jugement et d'action qui, seules, lui confèrent une autorité dans cette crise ", a ajouté celui qui est fermement opposé, comme la Russie, à des frappes en Syrie.

M. Fillon a ainsi reproché à François Hollande d'être aligné sur la position de Barack Obama, à la plus grande jubilation de l'élite russe rassemblée à Valdaï (région de Novgorod). L'ancien chef de gouvernement français était l'un des invités de marque du Club de discussion de Valdaï, un forum d'intellectuels organisé chaque année par l'administration présidentielle russe. Trônant sur la scène du forum aux côtés de l'ex-président de la Commission européenne Romano Prodi, M. Fillon a même donné du " cher Vladimir " à son hôte, dont il est un admirateur inconditionnel.

En France, la prise de position de M. Fillon a été vivement dénoncée dans la majorité. C'est " grave sur le fond ", a jugé sur Twitter le coprésident des députés écologistes, François de Rugy. " L'habit de républicain de F. Fillon part en lambeaux. En ce jour, le bien coiffé devient laquais de la Volga ", a renchéri le socialiste Arnaud Leroy.

Le porte-parole du PS, David Assouline, a fait un lien entre les deux polémiques qui ont concerné le responsable UMP en moins d'une semaine : " En France, M. Fillon peut voter FN contre le PS, et, de Russie, pour Poutine contre la France. " " Fillon joue avec la République en France et critique la France en Russie. Ce n'est plus simplement des fautes, c'est une dérive ", a abondé le chef de file des députés PS, Bruno Le Roux.

Le député UMP Eric Ciotti, proche du député de Paris, minimise la portée de ses propos : " Il n'y a rien de nouveau. François Fillon a toujours exprimé une position constante sur ce sujet. Dès l'été 2012, il avait lancé un appel pour dire que la Russie détenait la clé de la solution dans le conflit syrien. Les faits lui ont donné raison. "

A l'époque, l'ex-premier ministre avait exhorté M. Hollande à discuter avec M. Poutine pour " chercher à débloquer " la position de Moscou, considérée comme " le véritable verrou de ce conflit ". " Ce serait grave si François Fillon changeait d'avis. Or, ce n'est pas le cas, fait valoir M. Ciotti. Depuis le début du conflit syrien, il considère que la Russie doit être écoutée et respectée. Il porte une vision gaullienne de la politique étrangère, avec une Europe de l'Atlantique à l'Oural. "

Intentions respectives

En Russie, le coup de poignard de M. Fillon dans le dos de M. Hollande n'a guère passionné la presse. En revanche, l'échange survenu entre MM. Fillon et Poutine sur leurs intentions respectives de briguer un mandat présidentiel a été largement repris. La scène semblait avoir été répétée à l'avance. A un moment, le Français s'est refusé à dire s'il comptait se présenter à la prochaine élection présidentielle tant que le Russe gardait le secret sur ses propres intentions. " Et si je vous réponds, vous le direz ? ", a suggéré M. Poutine. " Peut-être ", a minaudé M. Fillon. Le suspense était total. Face à l'assistance qui retenait son souffle, le président russe a alors déclaré qu'il " n'excluait pas " de se représenter en 2018 pour un quatrième mandat. " Moi non plus ", a lâché M. Fillon, candidat déclaré à la primaire UMP pour la présidentielle.

Marie Jégo (à Moscou) et Alexandre Lemarié

Rédigé par Philippe NOVIANT

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