Publié le 12 Juin 2012

CO2.jpgCela peut être intéressant d'utiliser la manipulation dont on parle dans cet article du journal 'Le Monde' daté du 09 Juin 2012. Malheureusement, pour l'instant, on n'en est qu'au stade du prototype et de la recherche...

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Le CO2 recyclé en matière première ?
Des chercheurs travaillent à la valorisation industrielle et économique du principal gaz à effet de serre
Solaize (Rhône) Envoyé spécial

La " manip " tient dans un casier pas plus grand qu'une boîte d'apprenti chimiste. A l'intérieur, des électrodes reliées à des arrivées de gaz carbonique et d'eau. Un peu de courant, et il en sort de l'acide formique. En quelque sorte, un alambic distillant, à partir d'ingrédients mis à macérer à bonne température et à pression idoine, quelques gouttes d'un suc corsé. Rien de bien spectaculaire à première vue.

Pourtant, l'expérience d'électroréduction menée au centre de recherche de Solaize, près de Lyon, de l'IFP Energies nouvelles (IFPEN), illustre les espoirs placés dans la valorisation industrielle du CO2. Une voie étroite mais prometteuse qui pourrait permettre de recycler une partie du gaz très actif dans le réchauffement de la planète.

L'enjeu est connu. Les émissions mondiales de CO2 ont atteint en 2011 le niveau record de 31,6 milliards de tonnes (gigatonnes). Si rien n'est fait, elles auront doublé en 2050. Or, pour limiter la hausse des températures à 2 oC - et éviter que les équilibres de la biosphère soient dramatiquement compromis -, il faudrait au contraire les réduire de moitié.

Pour y parvenir, la sobriété et l'efficacité énergétiques restent la solution la plus efficace : dans le scénario optimiste de l'Agence internationale de l'énergie, elles pourraient éviter 38 % des rejets de CO2 à l'horizon 2050. Dans le même temps, le stockage de ce gaz dans des formations géologiques profondes - une piste encore à l'étude - pourrait en économiser 19 %. Pas assez, toutefois, pour éviter la surchauffe de la planète.

D'où une troisième option : la réutilisation du CO2 dans des procédés industriels. Ce qui offrirait l'avantage de lui donner une valeur économique, de réduire les importations d'énergies fossiles et, peut-être, de créer des emplois.

Aujourd'hui déjà, le gaz carbonique sert à différents usages. Les pétroliers en injectent dans les gisements d'hydrocarbures, à raison de 40 millions de tonnes par an, pour améliorer l'extraction. On en trouve aussi dans les boissons gazeuses. Il est encore employé comme réfrigérant ou comme solvant. Transformé, il est à la base de matériaux plastiques et de divers produits utilisés dans la chimie, la pharmacie, la parfumerie, le textile ou l'agroalimentaire.

Mais toutes ces applications ne consomment que 0,5 % des émissions annuelles mondiales de CO2.. Il doit être possible de faire mieux : pour certains experts, entre 5 % et 10 % de ces émissions pourraient, à terme, être " remises dans les tuyaux ". " La valorisation du CO2 ne remplacera pas l'efficacité énergétique et le stockage géologique, prévient Laurent Forti, de la direction scientifique de l'IFPEN. Mais il existe des marchés de niche. A partir du carbone, on peut tout faire. "

Dans une étude réalisée en 2010 pour le ministère de l'écologie et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, la société de conseil Alcimed a identifié " 12 voies de valorisation ", reprises, en 2011, par l'agence dans une " feuille de route stratégique ". Le défi, écrit-elle, " consiste à trouver de nouvelles applications en s'appuyant sur des technologies de rupture ".

Sur le papier, l'éventail des possibles est large. Avec du CO2, on peut stimuler la croissance de microalgues, d'où pourraient être extraits des biocarburants de troisième génération. Fabriquer des plastiques de synthèse. Faire du carbonate de calcium, composant principal du calcaire, pour le bâtiment et les travaux publics. Produire toute une gamme de composés chimiques (méthanol, urée, acide formique, etc.) utilisés dans la composition d'engrais, l'ensilage ou la papeterie. Ou encore stocker de l'énergie, en le convertissant en méthane injecté dans les réseaux de distribution de gaz.

Mais les obstacles restent nombreux. Il faut améliorer les procédés de captage du gaz carbonique. Il faut, en outre, de l'énergie pour casser la molécule de CO2, afin d'en isoler le carbone, puis pour recombiner celui-ci avec d'autres éléments. " L'opération n'a de sens qu'avec à une énergie décarbonée, comme le solaire ou l'éolien, souligne Laurent Forti. Si on a recours à du fossile, au final, on produit plus de CO2 qu'on en consomme. "

" Il n'y a pas de solution magique, ajoute Jean-François Minster, directeur scientifique de Total. Pour éliminer des quantités significatives de CO2, il faut agir sur de gros tonnages, de l'ordre de la centaine de millions de tonnes, et fabriquer des produits qui vont stocker le carbone sur une longue durée, comme les plastiques ou le calcaire. Mais ce sont des marchés à faible valeur ajoutée. Les marchés à plus forte valeur ajoutée, eux, sont de petite taille. "

Tout ou presque - faisabilité technique, rentabilité économique, bénéfice environnemental - reste donc à prouver. Dans ce domaine, les Etats-Unis, le Japon et la Chine ont pris plusieurs longueurs d'avance sur l'Europe. En France, des entreprises commencent pourtant à s'intéresser à la valorisation du CO2.. Air Liquide est ainsi partie prenante des projets de culture de microalgues Green Stars et Salinalgue.

A ses côtés, d'autres groupes industriels, dont Areva, EDF, Rhodia ou Veolia Environnement, sont engagés, avec des équipes du CNRS et du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives, dans un programme financé par l'Agence nationale de la recherche. Portant sur la conversion du CO2 en méthanol, ce programme est intitulé " vitesse2 ". Il y a en effet urgence, pour contrôler le dérapage des émissions de CO2, à passer à la vitesse supérieure.

Pierre Le Hir

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 11 Juin 2012

Elections-legislatives_imagelarge.jpgVoici un article que l'on peut retrouver sur :

 

http://exprimeo.fr/article/8104/isere-anne-gerin-et-la-campagne-de-proximite.htm

 

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La 9 ème circonscription de l'Isère est l'une des circonscriptions les plus surveillées dans ce département.

Trois raisons y contribuent :
- d'abord, la non candidature d'André Vallini (député PS sortant) "ouvre le jeu",

- ensuite, l'opposition départementale y présente l'un de ses jeunes leaders prometteurs : Julien Polat, n° 2 de l'UMP dans ce département,

- enfin, l'opposition départementale compte d'autres candidats mais qui devraient tout naturellement s'unir au second tour pour le sprint ultime.

Parmi ces candidats figure Mme Anne Gerin, candidate du Parti Radical et soutenue par les autres partis du centre (Nouveau Centre, Convention Démocrate et Gauche Moderne) sur la 9ème circonscription de l’Isère (cantons de Pont-en-Royans, Rives, Saint-Marcellin, Tullins, Voiron, Vinay).

Elue à Voreppe depuis 2001 Anne Gerin a tout d’abord été adjointe aux finances et elle est aujourd’hui conseillère municipale dans l’opposition.

48 ans, mariée, mère de 3 enfants, cadre dans une agence bancaire, Anne Gerin est donc concernée par les mêmes problématiques que nos concitoyens. En effet, Anne Gerin n’est pas ce que l’on pourrait qualifier de professionnelle de la politique : « la politique est avant tout un moyen de faire bouger les lignes, ce n’est pas un job ».

Les résultats des élections présidentielles au niveau national et sur la 9ème circonscription confortent les centristes dans leur conviction de créer un pôle centriste puissant à l’Assemblée Nationale.

Comme Anne Gerin l'a indiqué lors du débat qui a eu lieu sur Télé Grenoble le 25 mai dernier, il s’agit avant tout pour elle de défendre des valeurs humanistes, républicaines, sociales, écologiques et européennes.

Son score sera instructif sur le rapport des forces politiques dans ce Département.

Cette circonscription compte également d'autres candidatures modérées qui ont vocation à appartenir à l'opposition départementale à l'exemple de M. Claude Mahier (DVD) ou de M. Philippe Noviant (Cap 21). M. Noviant peut compter par ailleurs sur l'implication personnelle de la Présidente départementale de Cap 21 (Mme Joannon). Corinne Lepage a programmé un déplacement pour aider ses deux candidats tout particulièrement. Mme Joannon vient de présenter avec succès un dossier très complet pour l'amélioration des transports en commun dans l'agglomération grenobloise et M. Philippe Noviant est également un spécialiste reconnu en matière d'aménagement du territoire.

Quant à Julien Polat, le dynamique n°2 de l'UMP, il est manifestement parvenu à réussir une campagne d'une extrême qualité, s'affirmant comme l'une des valeurs durables de l'opposition départementale pour tous les prochains combats. Bien entendu, si la victoire devait être au rendez-vous du 17 juin, l'accélération n'en serait que plus grande.

    Publié le 3 juin 2012

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 8 Juin 2012

WEB_CHEMIN_2302_1303477664.jpgLe SCoT est le schéma de cohérence territorial et on en parle dans le journal du pays Voironnais de Mai 2012. En la matière, il y a des buts et objectifs antagonistes. Ainsi :

 

- Comment favoriser l'accès à l'emploi en réduisant le nombre de voitures par souci de préservation du développement durable ?

 

- Comment favoriser l'hébergement tout en ne construisant pas sur des parcelles réservées à l'agriculture ?

 

- Comment accueillir des habitants en maitrisant une offre de logements pour ne pas étendre les zones d'habitation et limiter l'émiétage des lieux de vie ?

 

Ce sont tous ces enjeux qui doivent faire l'objet de débats locaux. Ces débats doivent, je crois, faire l'objet d'autant de consultations et de votes locaux afin de faire parler la démocratie locale.

 

Je copie-colle l'article pour information :

 

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Schéma de Cohérence Territoriale:
pour un cadre de vie préservé

Déterminer des règles d’aménagement et de développement communes aux sept territoires (1) qui composent
la Région Urbaine Grenobloise, tel est l’objectif du projet de SCoT (2) qui a été arrêté en décembre 2011.

Le SCoT a été élaboré par un établissement intercommunal composé des représentants élus des 7 territoires qui composent la Région Grenobloise. Dès 2013, il deviendra pour les 10 prochaines années le document de référence pour l’ensemble des politiques locales d’aménagement et d’urbanisme avec pour principal objectif la lutte contre l’étalement urbain et la périurbanisation.


Éloignement continu des lieux de vie et de travail, émiettement des espaces naturels, manque de logements accessibles et de qualité, congestions routières… autant d’aspects qui doivent être traités à l’échelle de l’ensemble de la Région Grenobloise si l’on veut pouvoir apporter des solutions efficaces.


Le SCoT fixera les objectifs qui s’appliqueront à toutes les communes en matière de production de logement, de localisation des espaces d’activités et des commerces, de développement des transports en commun ou encore de réduction de la consom mation d’espaces agricoles et naturels par l’urbanisation. Il définira des règles précises et concrètes, sur lesquelles les élus pourront s’appuyer pour élaborer les projets communaux tout en s’assurant de leur cohérence avec la feuille de route définie à l’échelle de la Région Grenobloise.


Les orientations du SCoT, labellisé « SCoT du Grenelle », s’inscrivent dans le respect du développement durable et de la lutte contre le changement climatique. Ce SCoT est encore à l’état de projet. Après une première phase de  concertation avec les citoyens et les acteurs socio-économiques qui s’est déroulée tout au long de son élaboration, il doit à présent faire l’objet d’une enquête publique avant d’être définitivement approuvé.


Si vous souhaitez prendre connaissance du SCoT, vous pouvez consulter le document et faire vos remarques sur les registres mis à votre disposition tout au long de cette enquête publique qui se déroulera du 4 mai au 4 juillet sur l’ensemble des territoires concernés. Pour le Pays Voironnais, le SCoT est consultable dans les mairies des 34 communes. Dans les mairies de Voiron, Voreppe, Tullins, Moi rans, Rives et St-Geoire en Valdaine, ainsi qu’au siège du Pays Voironnais, un registre d’observation est également mis à disposition pour que chacun puisse consigner
ses remarques. Des permanences des commissaires enquêteurs seront également assurées dans ces mêmes lieux. Enfin, le document est aussi consultable sur www.scot-region-grenoble.org

1.Agglomération grenobloise, Voironnais, Grésivaudan,
Sud-Grenoblois, Trièves, Sud-Grésivaudan, Bièvre-Valloire.
2. Schéma de Cohérence Territoriale.

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 7 Juin 2012

bible-forex-banque-centrale.pngTrès clairement, je ne comprends pas cette situation. Comment des banques peuvent-elles prêter à des taux négatifs ? Quand on en vient à atteindre de telles actions, je pense que l'on est en droit de remettre en cause la compétence des organismes financiers en général, des banques en particulier.

La crise n'est donc pas finie, selon moi, elle ne fait que commencer. Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, si une banque fait faillite demain à cause d'erreurs d'investissement, ça sera l'économie européenne dans son ensemble qui paiera les pots cassés.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 2 Juin 2012

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Dans le sillage de la dette allemande, les emprunts d'Etat français deviennent une valeur refuge
Jamais Paris n'a payé aussi peu pour emprunter. Même chose pour Berlin, Washington et Londres

Si on m'avait dit que la France emprunterait à de tels taux sous un gouvernement socialiste... " Dans cette salle de marché d'une banque française, la surprise est difficilement voilée. Car jour après jour, les taux d'intérêt réclamés par les investisseurs pour financer la dette tombent toujours plus bas. Jeudi 31 mai, les rendements des emprunts d'Etat à dix ans sont descendus jusqu'au seuil inédit de 2,32 % : loin des 2,83 % atteints à la veille de l'élection de François Hollande, très loin des 3,75 % programmés dans le projet de loi de finances et à mille lieues des 4,1 % constatés en moyenne depuis la création de la zone euro.

Certes, l'équipe de M. Hollande avait préparé le terrain. Ces derniers mois, l'économiste Karine Berger - aujourd'hui candidate PS aux législatives dans les Hautes-Alpes - a multiplié les rencontres avec des fonds, des hedge funds, des assureurs ou des banquiers de toutes nationalités pour leur exposer le programme de celui qui était alors candidat à l'Elysée. " A leur demande ", précise-t-elle. " Les questions étaient assez basiques. Ils voulaient connaître nos priorités, nos mesures pour revenir à l'équilibre budgétaire et réduire la dette, la vision européenne de M. Hollande... Pour certains investisseurs anglo-saxons, le terme "socialiste" pouvait générer de réels a priori négatifs... "

Mais Mme Berger ne masque pas sa surprise devant la situation actuelle : " J'étais persuadée que les taux français n'allaient pas monter, mais je ne m'attendais pas du tout à ce qu'ils baissent. "

De fait, les tourments de la zone euro ont fait passer au second plan l'alternance politique française. " Les élections en Grèce et la question de la sortie du pays de la zone euro ont occulté la situation en France ", juge Jean-François Robin, analyste de la banque Natixis. Les alertes de Bruxelles sur les réformes structurelles à mener sont passées inaperçues, les investisseurs ayant les yeux rivés sur Athènes et les nouvelles élections du 17 juin, sur Madrid encalminée dans sa crise bancaire et sur Rome. Résultat : les marchés fuient les emprunts espagnols et italiens, qui voient leurs taux flamber : la part de la dette publique espagnole détenue par des étrangers est tombée à 38,11 %, contre 55,46 % en novembre 2011.

Actifs jugés plus sûrs

Ces liquidités se reportent du coup vers d'autres actifs jugés plus sûrs, dans un mouvement classique qualifié - selon le vocabulaire consacré - de " fuite vers la valeur refuge " ou de quête de " valeurs refuges ". " La nouveauté, c'est que la France bénéficie à plein de ce statut ", juge M. Robin.

Les investisseurs en quête d'actifs sans risques se reportent déjà depuis longtemps vers l'Allemagne, sa rigueur, sa réputation de bastion orthodoxe. Les obligations de Berlin à dix ans ont d'ailleurs encore battu, jeudi, un nouveau record, tombant jusqu'à 1,19 %. Soit bien en deçà de l'inflation, qui a atteint 1,9 % en mai outre-Rhin. En clair, les investisseurs sont prêts à perdre de l'argent pour le prêter à l'Allemagne... Quant aux emprunts allemands à deux ans, ils ont atteint, jeudi soir, un rendement... négatif de - 0,002 % : une situation si ubuesque que les écrans Bloomberg des salles de marché n'étaient pas configurés pour afficher ce taux négatif dans les graphiques retraçant l'évolution de ces emprunts.

Vu l'extrême faiblesse des taux allemands, des investisseurs traquent des titres de dette jugés un peu moins sûrs mais leur permettant de gagner un peu d'argent. Et se reportent du coup sur la France... Ils pourraient se ruer sur les emprunts finlandais, luxembourgeois ou néerlandais, mais la taille imposante de la dette française lui permet d'être très " liquide " : en clair, quelques secondes suffisent pour trouver un acheteur ou un vendeur intéressé par plusieurs centaines de millions d'euros d'emprunts français...

L'attrait de la dette française est d'autant plus marqué que les emprunts des autres grands Etats développés hors de la zone euro affichent également des taux d'intérêt historiquement bas et bien inférieurs à ceux de Paris, là aussi en raison d'un phénomène de fuite vers la qualité... Jeudi, les bons du Trésor américains ont ainsi encore battu leurs plus bas historiques. Mêmes records ce jour-là pour les emprunts britanniques (1,56 % pour les titres à dix ans), malgré une dette attendue à 91,2 % du produit intérieur brut (PIB) fin 2012 ou un déficit de 6,9 %.

Cette ruée mondiale sur les obligations d'Etat ne doit cependant pas être accueillie avec trop d'enthousiasme à Paris. Certes, la baisse des taux permettra de diminuer la charge de la dette de l'Etat, prévue à 48,1 milliards (735 euros par Français) et déjà revue à la baisse en février après une première estimation de 48,8 milliards. Mais ces économies seront totalement gommées par les moindres rentrées fiscales causées par la crise. Surtout, cette discrimination jamais vue entre les différentes dettes de la zone euro est révélateur de l'extrême nervosité des marchés, toujours prompts à changer de pied brutalement.

Clément Lacombe

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Publié le 6 Juin 2012

tapieHier, le 05/06/2012, lors de notre rencontre où figurait Corinne Lepage, j'ai eu à relater une des causes de mon rejet du système Sarkozy. Il avait trait à l'épisode Tapie où le gouvernement avait fait appel à un tribunal arbitral pour régler cette affaire et dédommager M. Tapie sur les finances publiques.

Un monsieur, encarté à l'UMP, a remis en cause ces faits. Il m'a demandé d'apporter des preuves.

Je le fais aujourd'hui par ces articles très détaillés et très complets du journal 'Le Monde'.

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Affaire Tapie : la CJR estime que Lagarde s'est impliquée "personnellement"

Le Monde.fr avec AFP | 18.08.2011 à 11h15 • Mis à jour le 18.08.2011 à 11h15

Christine Lagarde s'est impliquée "personnellement" dans un processus comportant "de nombreuses anomalies et irrégularités" : voici les motivations de la Cour de justice de la République (CJR), qui a décidé d'ouvrir une enquête le 4 août, dans l'affaire Tapie-Crédit lyonnais, selon les révélations de Mediapart (article payant). Le site d'information, qui s'est procuré les motivations de la CJR, considère qu'il s'agit d'un "document en tout point accablant pour Christine Lagarde".

L'ex-ministre de l'économie, aujourd'hui directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), "paraît avoir personnellement concouru aux faits, notamment en donnant des instructions de vote aux représentants de l'Etat dans le conseil d'administration de l'EPFR [Etablissement public de financement et de restructuration], gérant le soutien financier de l'Etat au CDR [Consortium de réalisation, la stucture publique qui gérait le passif du Crédit lyonnais], voire au président de cet établissement public en sa qualité de membre du conseil d'administration du CDR", concluent-ils.

Le 4 août, la commission des requêtes avait donné un avis favorable à l'ouverture d'une enquête sur Christine Lagarde. La commission d'instruction, qui va mener les investigations pour décider si Mme Lagarde doit être jugée pour "complicité de faux" et "complicité de détournement de fonds publics", a été officiellement saisie mardi.

RECOURS "CONTESTABLE" À L'ARBITRAGE

En juillet 2008, un tribunal arbitral - juridiction privée - avait condamné le CDR à verser à Bernard Tapie 285 millions d'euros d'indemnités, soit 400 millions avec les intérêts, afin de régler le litige qui l'opposait à l'ancienne banque publique Crédit lyonnais, au sujet de la vente d'Adidas en 1993. "Après compensation avec diverses créances, [le CDR] aurait versé un montant net de 304 millions d'euros" à l'ex-homme d'affaires, écrivent les sept hauts magistrats qui composent la commission des requêtes de la CJR.

Le texte souligne que "le principe" du recours à l'arbitrage "aurait été arrêté au moment de la prise de fonction, le 18 mai 2007", du ministre de l'économie Jean-Louis Borloo. Christine Lagarde, qui lui a succédé le 18 juin 2007, a retenu cette option malgré "l'opposition manifestée à plusieurs reprises" par le directeur général de l'Agence des participations de l'Etat, note la CJR.

Dans une note du 1er août 2007 à l'attention de Mme Lagarde, ce dernier déconseillait à la ministre de s'engager dans la voie d'un arbitrage, qui "pourrait être considéré comme une forme de concession inconditionnelle et sans contrepartie faite à la partie adverse".

La CJR souligne que le recours "contestable" à l'arbitrage a été décidé alors que "les chances de succès de l'instance judiciaire engagée par [les mandataires de Bernard Tapie] douze ans plus tôt étaient à tout le moins sérieusement compromises (...) Alors que des consultations de sociétés d'avocats spécialisés pouvaient laisser espérer une chance d'annulation de la sentence, la ministre a demandé par écrit aux administrateurs représentant l'Etat de s'exprimer en défaveur d'un recours en annulation".

La crainte invoquée par la ministre "de voir s'allonger la durée des instances judiciaires et s'accroître le montant des honoraires d'avocats déjà exposés par le CDR explique mal l'abandon de ces procédures", qui étaient "proches de leur terme", souligne la CJR.

Le choix des arbitres "n'apparaît pas conforme aux pratiques habituelles", ajoute la CJR, et la décision du tribunal arbitral a satisfait "80 %" des demandes du camp Tapie pour le préjudice matériel et "90 % pour le préjudice moral".

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Affaire Tapie : le PDG d'Orange interrogé

Le Monde.fr avec AFP | 09.12.2011 à 18h43 • Mis à jour le 09.12.2011 à 18h43

Stéphane Richard, PDG d'Orange et ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, a été interrogé vendredi 9 décembre par la Cour de justice de la République (CJR) dans le cadre de l'affaire Tapie-Crédit lyonnais. M. Richard était "convoqué en tant que témoin", a précisé la direction d'Orange, confirmant une information de Mediapart.

La CJR a ouvert en août une enquête sur le rôle de l'ancienne ministre de l'économie, aujourd'hui à la tête du Fonds monétaire international, pour son rôle dans l'affaire Tapie-Crédit lyonnais, concernant l'arbitrage ayant mis fin en juillet 2008 au conflit entre Bernard Tapie et l'ancienne banque publique Crédit lyonnais, au sujet de la vente d'Adidas en 1993.

ARBITRAGE PRIVÉ

Le tribunal arbitral (une juridiction privée) avait condamné le Consortium de réalisation (CDR), structure publique qui gérait le passif du Crédit lyonnais, à verser à l'homme d'affaires 285 millions d'euros d'indemnités, dont 45 millions à titre de préjudice moral (400 millions d'euros avec les intérêts).

On reproche à Mme Lagarde d'avoir recouru à cet arbitrage privé alors qu'il s'agissait de deniers publics, d'avoir eu connaissance de la partialité de certains juges arbitres, d'avoir fait modifier le protocole initial pour y intégrer la notion de préjudice moral et de ne pas avoir exercé de recours contre cet arbitrage controversé alors que plusieurs spécialistes l'y avaient encouragée.

Stéphane Richard avait été nommé en 2007 directeur de cabinet à Bercy du ministre de l'économie Jean-Louis Borloo, et avait été reconduit à ce poste par Christine Lagarde. En août, le patron d'Orange avait contesté qu'il ait pu y avoir "un feu vert" ou une "insistance" de l'Elysée en faveur de la procédure d'arbitrage dans le dossier.
 

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 6 Juin 2012

philippe.jpgQuelques précisions :

 

J'ai 39 ans et deux enfants. La technologie nucléaire d'avenir est basée sur le Thorium qui pourrait remplacer l'Uranium. On en parle dans le magazine Science & Vie numéro 1130.

 

Plus d'infos, ici :

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9acteur_nucl%C3%A9aire_%C3%A0_sels_fondus

 

Mon orientation politique a toujours été Centre-Droit.

 

Historiquement l'UMP était dans une telle configuration, avant que, sous l'ère Sarko elle aille rejoindre le camp du FN.

Bayrou était dans une telle mouvance avant que Bayrou, voyant que la droite se déportait sur son extrême, oriente le MoDem vers du centre-gauche.

 

Ne reste plus que le parti de Corinne Lepage, parti de centre écologique, pragmatique et responsable, qui me correspond et pour lequel je porte les valeurs avec l'aval de Mme Lepage.

 

L'interview :

 

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F Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans ce scrutin ?

« En effet, c’est mon premier scrutin. J’ai été militant UMP pendant quelques années mais j’ai été écœuré par l’ouverture de Nicolas Sarkozy vers le Front national. Je suis ensuite passé à l’UDF devenu le MoDem que j’ai quitté car l’orientation prise par François Bayrou ne me convenait pas non plus. J’ai alors été séduit par le parti de Corinne Lepage.»

 

F Pourquoi vous êtes-vous présenté ?

« Je le fais par dégoût du système actuel. J’en ai un peu marre de ces professionnels de la politique qui ont toujours réponse à tout et qui ne se remettent jamais en question. J’ai déjà occupé un mandat de représentant du personnel a une période où l’entreprise connaissait des difficultés. J’ai pris goût à défendre les valeurs d’intérêt général. Je vais travailler tous les jours en train, je vois et connais les besoins des gens .»

 

F D’après vous, quelle doit être la priorité du futur député de la neuvième circonscription ?

« D’un point de vue national, elles sont nombreuses : l’emploi, l’éducation, la santé, les transports. Par exemple, pour l’éducation, je ne comprends pas pourquoi on cherche à tout prix à pousser les jeunes à faire un bac généraliste. Pour moi, il faut valoriser les filières professionnelles et leur donner le goût d’apprendre un métier. Pour le secteur de la santé, il faut lutter contre les déserts médicaux en obligeant les médecins à s’installer dans les zones qui en ont besoin. L’État peut faire quelque chose d’autant plus que c’est lui qui impose les numerus closus. Il n’est pas normal que les Français n’aient pas tous le même accès aux soins. D’un point de vue plus local, la réalisation du projet de pôle hospitalier à Voiron est une nécessité pour le territoire .»

 

F Si Cap 21 ne figure pas au deuxième tour, donnera-t-il des consignes de vote ?

« Les consignes sont très claires. Nous ne soutiendrons ni une candidate FN, ni un candidat de l’UMP. On appellera à voter Europe-Écologie-Les Verts/PS. »

 

o L’agriculture

« Je pense que l’on a trop d’intermédiaires entre la production et la distribution. Si on commençait par raccourcir les circuits, cela donnerait aux agriculteurs les moyens de vendre leurs productions aux consommateurs. La grande distribution a une grosse responsabilité dans les difficultés actuelles de l’agriculture.»

 

o La dette

Il faut trouver un équilibre avec la rigueur nécessaire tout en n’étouffant pas la croissance. Cela suppose de répondre à un certain nombre de questions. Sommes-nous obligés d’avoir cinq millions de fonctionnaires en France ? Est-il normal d’avoir un tel écart entre les salariés du public et ceux du privé ? »

 

o Sortir du nucléaire

« Force est de constater qu’à part le charbon, on ne sait pas faire sans. Dans le nucléaire, il n’y a pas que l’uranium. Il existe aussi d’autres types de réacteurs offrants beaucoup d’avantages ».

 

o L’échangeur de Mauvernay

« Ce qui me dérange, c’est qu’on est dans la logique du tout voiture. On pourrait chercher d’autres alternatives comme le transport par câbles. Combiné au train, cela pourrait être une solution d’avenir. Malheureusement, cela va être difficile de revenir sur le tout voiture ».

 

o Le départ d’André Vallini de la circonscription pour le Sénat

« André Vallini (ex-député, Ndlr) a fait le choix de quitter la circonscription pour le Sénat. Et, en plus, il croyait qu’il pouvait faire machine arrière et revenir sur la circonscription ? Je n‘aime pas qu’on joue avec les électeurs. D’ailleurs, je lui ai déjà écrit sur des thématiques de justice. Il n’a jamais pris le soin de me répondre ».

 

En bref

Philippe Noviant a 43 ans et il est ingénieur informaticien. Il est marié et a trois enfants. Sa suppléante est Jacqueline Jouanon.

 

Corinne Lepage aujourd’hui à voiron

Dans le cadre de la campagne pour les législatives, l’ancienne ministre Corinne Lepage sera aujourd’hui de passage à Voiron. Elle apportera son soutien à Philippe Noviant lors de la réunion publique prévue aujourd’hui à 18h à la salle Léo-Lagrange. (Archives DL)

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 6 Juin 2012

Est-il bien normal qu'un citoyen qui est capable de se payer un avocat s'en sorte en matière de délinquance routière, et un citoyen qui ne peut pas, ne s'en sorte pas ?

C'est pourtant le cas en France où l'égalité entre les citoyens est baffouée en la matière. Baffouée car la justice est trop pointilleuse, car certains agents des forces de l'ordre ne le sont pas assez, et que les tribunaux administratifs oublient qu'en acquittant un voyou sur la route, ils ne poussent qu'à la récidive tout en engraissant des avocats qui n'en demandent pas tant.

En attendant, la sécurité routière est indispensable : l'implantation des radars automatiques a économisé 5000 morts / an sur les routes. Pour ma part, je préfèrerai toujours un citoyen qui râle car il a perdu 90Euros, qu'un citoyen qui ne râle plus car il a perdu la vie. La vie humaine est la chose la plus précieuse, bien plus précieuse que 3000Euros refilés à un avocat verreux.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 1er Juin 2012

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Code de la route : comment des avocats exploitent les failles en toute légalité
PV mal rédigés, éthylomètres non homologués, ces erreurs qui annulent les procédures

Frédéric Péchenard, le nouveau délégué interministériel à la sécurité routière, va-t-il s'attaquer aux failles du code de la route, qui permettent à des conducteurs indélicats d'échapper aux sanctions ? C'est ce que souhaite Chantal Perrichon, la présidente de la Ligue contre la violence routière : " Espérons que cet ancien patron de la police nationale réactualisera les trop nombreuses consignes que doivent respecter les forces de l'ordre lorsqu'elles remplissent des procès-verbaux - PV - d'infraction ", dit-elle.

Certains conducteurs échappent à l'amende ou au retrait de points sur le permis de conduire, bien qu'ils aient mis en danger la vie d'autrui en commettant un excès de vitesse ou en roulant ivres. Ils font appel à des avocats qui se flattent d'exploiter les failles de la loi, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes.

Sur son site, Me Jean-Baptiste Iosca, l'un des pionniers du droit routier, n'a aucun scrupule à conseiller quelques " astuces " aux conducteurs. L'une des plus connues consiste à faire établir la carte grise de leur véhicule au nom d'un enfant, ce qui est légal. Les forces de l'ordre envoient l'amende et l'avis de retrait de points au détenteur du certificat d'immatriculation de la voiture, en l'occurrence à l'enfant, qui ne peut être théoriquement condamné. Me Iosca s'étonne que le tribunal de proximité d'Antibes ait récemment condamné un garçonnet de 4 ans à payer 23 138 euros d'amende pour des infractions au code de la route, vraisemblablement commises par ses parents. " S'il avait eu un avocat, celui-ci aurait démontré que ses jambes ne pouvaient pas atteindre les pédales ! ", s'exclame-t-il. Le parquet de Grasse a d'ailleurs fait appel de ce jugement.

" Cette astuce fonctionne pour les excès de vitesse flashés, parce que les radars prennent les photos de dos et non de face ", explique l'avocat parisien. La Sécurité routière confirme que 75 % des radars fixes flashent par-derrière, du fait que les motos n'ont pas de plaque à l'avant.

" Comme on ne peut pas reconnaître les conducteurs, ils peuvent dire qu'ils n'étaient pas au volant ", continue Me Iosca : une plaidoirie constamment utilisée dans les tribunaux, depuis l'apparition des radars automatiques, en 2002. Faute de preuves contraires, les juges ne peuvent que relaxer.

Les titulaires de la carte grise qui nient avoir été au volant de la voiture flashée sont invités à dénoncer le conducteur. " Mais ils n'en ont l'obligation que pour les crimes et les délits, pas pour les contraventions ", précise Me Iosca. " Cette astuce ne marcheraitpass'il y avait un accident et des victimes !, précise le conseil. Le conducteur serait immédiatement arrêté ! "

Les avocats du droit routier conseillent aussi de conduire un véhicule acheté en leasing (contrat de location de longue durée) à l'étranger. " Il faut choisir un pays où la loi interdit de communiquer le contrat, comme le Luxembourg ", précise Me Iosca. Il a ainsi obtenu, en appel, la relaxe pour un chef d'entreprise de l'Essonne dont la voiture avait commis 484 excès de vitesse entre 2006 et 2010, mais dont il niait être le propriétaire. La police l'avait pourtant retrouvé parce qu'il avait laissé son numéro de téléphone au garagiste chargé des révisions. L'enquête avait en outre montré que son portable se trouvait près des radars lorsque la voiture était flashée. Celui-ci a évoqué le " hasard " et la " coïncidence ".

Les avocats exploitent aussi les innombrables vices de forme pouvant être commis par les forces de l'ordre lorsqu'elles établissent des PV. En cas de conduite en état d'ivresse, par exemple, ces documents doivent mentionner la marque et le type de l'éthylomètre utilisé pour déterminer la quantité d'alcool dans le sang.

En cas de défaut de cette mention, ils peuvent être annulés, car le juge ne pourrait pas être certain que le contrôle a été pratiqué par un appareil homologué. Me Iosca assure avoir fait annuler, en 2009, " une trentaine de PV établis sur la base du modèle Seres 679 ", dont la date limite d'homologation était dépassée.

Même chose pour les radars qui contrôlent la vitesse ou qui surveillent les feux rouges. Ils doivent être homologués et vérifiés par un organisme certifié, indique Me Rémy Josseaume, ancien juriste de l'association 40 Millions d'automobilistes, dans son ouvrage Contentieux de la circulation routière (Lamy, 2010). " Quand ils sont mobiles, ils doivent préciser la position du conducteur, mais aussi celle des agents qui verbalisent ", ajoute-t-il.

Me Sébastien Dufour se targue pour sa part de faire annuler des procédures pour conduite en état d'ivresse lorsque les policiers ont différé la notification du taux d'alcool dans le sang à des chauffards ivres morts, le temps que ceux-ci puissent dessaouler et signer : " La Cour de cassation impose une notification immédiate ", observe-t-il. S'ils reprennent le volant en état d'ébriété, ils risquent pourtant de faire des victimes. Il faut, en outre, un délai de trente minutes entre l'arrestation d'un conducteur et son contrôle à l'éthylomètre.

Il y a enfin les relaxes obtenues pour ceux qui ont grillé des " feux rouges qui n'existent pas légalement ", rappelle Me Josseaume : les feux tricolores, en effet, doivent être créés par arrêté des autorités compétentes (communes, départements ou préfectures). Les lieux des infractions doivent être mentionnés précisément : tel PV indiquant un franchissement de ligne blanche en face d'une station d'essence de Colombes (Hauts-de-Seine) a été annulé car il s'agissait de La Garenne-Colombes.

Rafaële Rivais

    Protestations contre un fichier des contestataires

    La Ligue des droits de l'homme et l'Automobile-Club des avocats viennent de saisir le Conseil d'Etat afin qu'il annule le fichier ARES, acronyme d'" Automatisation du registre des entrées et sorties des recours en matière de contravention ", créé par un arrêté du 20 février du ministère de l'intérieur.

    Ce fichier est destiné à " traiter " les requêtes des conducteurs qui contestent un PV, et à " produire des statistiques ". Les deux associations estiment qu'il viole la loi Informatique et libertés, notamment parce qu'il prévoit de conserver les données personnelles des contestataires pendant cinq ans, alors même que ces derniers auraient été relaxés ou que l'administration aurait abandonné les poursuites à leur encontre.

    " Avec un fichier, celui qui conteste ses PV sera repéré comme un casse-pieds par les juges qui se montreront moins bien disposés à son égard en cas de doute ", assure Me Rémy Josseaume, président de l'Automobile-Club des avocats.
 

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 5 Juin 2012

grenoble2.jpgVoici un article sur M. Destot, maire de Grenoble. Rien à voir avec la 9e ? Rendez-vous en fin d'article

 

Un article du journal 'Le Monde' daté du 06 Juin 2012

 

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Les réussites et les paris manqués de Michel Destot Mais a échoué, une nouvelle fois, à devenir ministre
Le maire se targue d'avoir métamorphosé la ville.
Grenoble Envoyé spécial

Bravo madame la ministre ! " Posant au milieu des enfants et des mères de famille d'une école du quartier populaire de Tesseire, à Grenoble, Geneviève Fioraso rayonne. Elle a renvoyé son officier de sécurité pour conduire elle-même sa voiture le temps de son séjour.

Députée, élue locale de longue date dans cette agglomération ancrée à gauche, elle ne cache pas que sa nomination comme ministre de la recherche et de l'enseignement supérieur a été plutôt surprenante, même si elle est saluée par toute la classe politique locale. " J'ai même raccroché la première au nez du premier ministre à la fin de la conversation. Mon assistante était scandalisée ", s'amuse cette ancienne enseignante, passée par le cabinet d'Hubert Dubedout, l'emblématique maire de Grenoble (1965-1983), avant de suivre Michel Destot, l'actuel édile, dont elle fut directrice de cabinet chargée de l'innovation.

En 2007, c'est à la surprise générale qu'elle avait enlevé la 1re circonscription de l'Isère à une droite divisée. Aujourd'hui, elle est de retour dans la ville pour conserver ce siège de député. " Si je le perds, je ne suis plus ministre ", rappelle-t-elle à un passant. A quelques mètres de là, dans le bâtiment à l'allure soviétique de la mairie de Grenoble, l'ambiance est tout autre. Michel Destot, député de la 3e circonscription et maire, depuis 1995, de cette ville sertie entre trois massifs montagneux, qu'il a reprise à Alain Carignon, le maire, condamné à cinq ans de prison pour corruption et abus de biens sociaux, ne cache pas sa déception. " C'est dur, c'est vrai, quand le matin vous avez été choisi et que le premier ministre vous rappelle le soir pour vous dire que la parité a fait que finalement, non ", admet l'élu.

Selon ses opposants, M. Destot paye ses " mauvais choix " de la primaire : soutien actif de Dominique Strauss-Kahn, il a ensuite rallié Martine Aubry. Et s'il a rencontré des chefs d'entreprise pour le compte de François Hollande et hérité de la codirection du conseil des élus durant la campagne, il n'a pas pu obtenir le poste qu'il briguait.

Pour la seconde fois, après 1997, M. Destot rate au dernier moment le coche du gouvernement. L'élu se console en évoquant, au travers de la nomination de Mme Fioraso, la " reconnaissance du travail accompli sur la ville depuis vingt ans ".

Michel Destot ou Geneviève Fioraso, leurs parcours sont proches et ressemblent à Grenoble. A la fin des années 1980, le premier, ingénieur nucléaire de formation, avait embauché la seconde, dans sa start-up, Corys. Ils partagent ce même tropisme grenoblois pour les nouvelles technologies et les entreprises innovantes. " L'histoire de la technopole grenobloise commence dès le XIXe siècle avec l'hydroélectricité et les écoles d'ingénieurs ", raconte Gilles Novarina, directeur de l'institut d'urbanisme de la ville, " elle continue avec Louis Néel et les centrales nucléaires ". Le Prix Nobel de physique et père du nucléaire français choisit Grenoble, et conserve le même schéma de partenariats entre recherche et industrie avec le Commissariat à l'énergie atomique (CEA-LETI) et son accélérateur de particules, installés au nord-est de la ville. Les besoins de ce pôle conduiront ensuite au développement de l'informatique, toujours dans l'agglomération, mais à l'ouest, vers la riche commune de Meylan. Plus récemment, le secteur de l'informatique a eu besoin de la microélectronique, développée au travers du projet de Minatec et de Giant, deux pôles installés au nord-est, dans la zone du CEA.

Si elle ne représente " qu'un tiers des emplois et 25 % des revenus de l'agglomération ", " la "Silicon Valley" grenobloise existe bel et bien ", assure M. Novarina, avec " un milieu scientifique fort et puissant, qui produit un vrai discours, des clubs, des réseaux ". Et des élus, comme M. Destot, ou Mme Fioraso, dont le concubin, Stéphane Siebert, adjoint municipal, est aussi directeur adjoint du CEA Grenoble.

" Destot, Fioraso, Siebert, c'est le CEA dans la mairie, Fioraso à l'enseignement supérieur, c'est le CEA au ministère ", s'agace l'écologiste Raymond Avrillier. Sa formation, l'Association démocratie écologie solidarité (ADES), a aidé M. Destot à remporter la mairie, en 1995. Mais elle a rapidement pris le chemin de l'opposition aux projets du maire.

En trois mandats, Michel Destot n'aura pas failli à la tradition grenobloise de maires bâtisseurs : côté high-tech, Minatec et Giant, mélanges de laboratoires de recherche, de campus et de pépinière d'entreprises innovantes centrées sur la microélectronique et les nanotechnologies. Côté urbanisme, trois nouvelles lignes de tramway dans l'agglomération ; plusieurs revalorisations de quartiers, ou encore un stade, construit dans le seul parc de la ville, l'un des facteurs de rupture avec les écologistes. " Je suis fier de mon bilan, et les Grenoblois aussi, la ville s'est métamorphosée ", assure l'édile, qui évoque aussi ses efforts pour réduire la fracture entre sud, plus pauvre, et nord où se concentrent entreprises et hauts revenus.

Mais à beaucoup tenter, Michel Destot a aussi connu l'échec. La candidature de Grenoble aux Jeux olympiques, balayée au profit d'Annecy ; le stade conçu pour une équipe de football qui a disparu de l'élite ; la rupture avec les écologistes, qui l'a conduit à s'allier au MoDem, et à prendre dans sa majorité d'anciens alliés d'Alain Carignon ; des oppositions multiples d'une partie de la population, notamment contre un projet de rocade nord, porté par le conseil général mais soutenu par lui ; ou encore l'échec de sa candidature à la tête de la communauté d'agglomération de la ville, la Métro. " Il a eu une période de scoumoune ", reconnaît un député socialiste de l'agglomération. " Il est certain que lorsqu'on ne fait rien, on ne risque rien ", se défend M. Destot, qui cite un sondage révélant que 75 % des Grenoblois le jugent comme un très bon maire.

Les opposants à M. Destot ne disent pas la même chose. " Séisme ", " coup de massue " ou " psychodrame ", tous évoquent un revers de taille pour l'édile, qui a " nourri le serpent en son sein ". Tous vantent également la compétence de Mme Fioraso. Si cette dernière doit l'essentiel de sa carrière au maire de Grenoble, qui la fit passer de son entreprise au cabinet de sa mairie, puis l'aida à obtenir l'investiture sur la 1re circonscription, elle assure que rien ne lui a été offert. " En 2007, on m'avait dit : "Si tu gagnes les législatives, ce sera un miracle" ", corrige cette fille de normaliens, qui rappelle qu'elle travaille " depuis vingt ans sur les questions d'innovation ".

L'affaire n'est pas sans conséquences sur les municipales de 2014. Jugé quelque peu " absent " de la scène locale ces derniers temps, M. Destot avait déjà préparé sa succession, après trois mandats à la tête de la ville. Et s'il se refuse à en parler, alliés, opposants ou observateurs évoquent le même arrangement. A Jérôme Safar, son premier adjoint, la mairie en 2014, et à son suppléant et ancien collaborateur, Olivier Noblecourt, la législature. Ce dernier devra passer son tour, pour l'instant du moins : M. Destot fera campagne pour un sixième mandat dans cette circonscription, qui a voté Hollande à plus de 64 %. Quant à la mairie, elle aiguise les ambitions. La droite rêve de la reconquérir à la faveur d'un désaveu national envers le PS, tandis que les écologistes voient en Grenoble une terre de conquête possible, et rêvent d'une alliance avec le Front de gauche.

M. le maire ne cache pas qu'il espère une mission ou une nomination au niveau national pour " sortir par le haut " de sa ville. Et rejette toute comparaison avec Hubert Dubedout. Ce dernier, après dix-huit ans à faire de sa ville l'un des laboratoires de la gauche, rata la marche gouvernementale. Seul maire d'une grande ville socialiste à ne pas être au gouvernement de Pierre Mauroy en 1981, la figure presque fondatrice de Grenoble dut se contenter, en 1983, de la direction de l'Association technique de l'importation charbonnière, en guise de lot de consolation.

Samuel Laurent

    André Vallini, victime des affaires locales

    C'est un autre déçu du gouvernement. Le sénateur de l'Isère et président du conseil général, André Vallini, faisait figure, durant la campagne, de ministre de la justice en devenir. Il n'a finalement rien obtenu. En cause : une accusation de harcèlement moral de la part d'une ancienne collaboratrice, qui s'estimait " mise au rencart " au profit d'une autre assistante, ancienne Miss Isère. L'histoire s'est conclue par une conciliation. Mais M. Vallini est aussi visé par une plainte pour " concussion ", un conseiller général UMP l'accusant d'avoir utilisé les ressources du conseil pour ses mandats nationaux. S'il n'est pas exclu que M. Vallini finisse par obtenir un poste au cours du quinquennat, sa circonscription, la 9e de l'Isère, est convoitée par l'UMP. Investi au Sénat en septembre 2011, il avait laissé son siège de député, arraché à la droite. L'investiture a été offerte à une candidate écologiste, Michèle Bonneton, mal connue localement.

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 5 Juin 2012

Corinne-LepageUne réunion publique se tiendra le Mardi 5 Juin à 18h00 à la salle Léo Lagrange à Voiron, au 13 Rue des Terreaux.

 

Madame Corinne Lepage est annoncée pour soutenir son candidat.

 

Venez nombreux !

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 5 Juin 2012

Brice-Hortefeux"Il n'y a pas eu droitisation de la campagne de Sarko !", l'aveu vient de M. Hortefeux auteur de propos ouvertement racistes mais acquitté par un tribunal qui a oublié qu'il se devait de préserver l'ordre public par la condamnation de propos venant des plus hautes instances de l'état.

 

Pour le reste, je crois qu'il n'y malheureusement rien à contredire à cette droitisation : ni les discours de Dakar et de Grenoble n'ont été désavoués, la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers était en place, et le discours a été largement sur les plates-bandes du FN.

 

De droitisation, il y a donc eu et affirmer le contraire est un mensonge éhonté.

 

Un article du journal 'Le Monde' daté du 1er juin 2012

 

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" Je récuse toute notion de droitisation de la campagne de Nicolas Sarkozy "
CHAT Brice Hortefeux, vice-président de l'UMP

Libéraux, humanistes, membres de la Droite populaire, fillonistes ou copéistes... Toutes les écuries de l'UMP et " toutes les sensibilités de la majorité qui a soutenu Nicolas Sarkozy " sont membres de l'association des Amis de Sarkozy, a souligné Brice Hortefeux, vice-président de l'UMP, dans un chat au Monde.fr.

L'association a tenu, mercredi 30 mai, sa première réunion. L'objectif avoué : exercer un lobbying prosarkozyste. " Nous avons l'ambition d'aider l'Histoire à former son jugement sur un quinquennat qui restera, à nos yeux, comme un temps fort de modernisation et de réformes ", a expliqué ce proche de l'ancien président.

Au sein de cette équipe de sarkozystes, les responsabilités ont été consciencieusement distribuées : " Christian Estrosi est secrétaire général, Maurice Leroy, Nora Berra, Claude Guéant et Christine Boutin sont vice-présidents, Alain Joyandet est secrétaire généraladjoint et Nadine Morano trésorière. Ils sont aidés par des membres fondateurs, par exemple Henri Guaino, Eric Raoult, Edouard Courtial, Philippe Goujon. Et aussi Jérôme Lavrilleux, directeur du cabinet de Jean-François Copé...  ", a énuméré le député européen, soucieux de n'oublier personne.

Interrogé sur les raisons qui ont conduit M. Sarkozy à la défaite, M. Hortefeux refuse d'y voir une conséquence négative du virage à droite pendant la campagne : " Je récuse totalement la notion de droitisation. Je ne sais pas ce que cela veut dire. En revanche, les propositions de M. Sarkozy étaient, j'en suis convaincu, autant consensuelles dans la société que clivantes dans le microcosme. Pour le reste, M. Sarkozy a eu le courage de dire très tôt qu'à l'évidence certaines réformes étaient inachevées et que certaines initiatives de forme auraient pu être évitées ", glisse-t-il diplomatiquement, référence à la période " bling-bling " du quinquennat.

Concernant la campagne des législatives, le numéro 2 de l'UMP a annoncé qu'aucun meeting national ne serait organisé du fait de " la difficulté de coordonner les emplois du temps de campagne déjà très largement définis pour les leaders ". Mais, a-t-il ajouté, " il est vrai qu'une autre raison est clairement apparue : le coût d'une telle manifestation dans un contexte budgétaire contraint ".

Enfin, à propos des changements opérés à la tête des services de police et à la préfecture de Paris, l'ancien ministre de l'intérieur reconnaît la valeur des nouveaux nommés mais regrette néanmoins " que, pour des raisons purement politiques, Manuel Valls, ministre de l'intérieur, ait décidé de changer des hauts fonctionnaires extrêmement compétents et grands serviteurs de l'Etat. Ce qui n'enlève rien aux mérites de ceux qui ont été choisis par le nouveau pouvoir ".

Eric Nunès

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 4 Juin 2012

Logo-PolVille-Site.jpgJ'ai trouvé cet article très touchant car je me reconnais dans cette femme qui a été salariée et qui s'est dédiée aux gens par son engagement. On lui reproche d'avoir quitté les verts pour le Front de Gauche ? La belle affaire ! L'étiquette politique ne change pas les gens pour autant. Il faut voter pour les valeurs des personnes, non pour l'étiquette politique.

Bonne chance à elle en tous cas... même si on n'est pas du même bord...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 1er Juin 2012

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Martine Billard, le baroud d'honneur d'une députée pas comme les autres
La candidate du Front de gauche à Paris a peu de chances de retrouver un siège à l'Assemblée

Au mur de sa permanence de la rue Notre-Dame-de-Nazareth, au coeur de Paris (3e arrondissement), la très discrète Martine Billard contemple la carte de la circonscription où elle se présente. Députée sortante de l'ancienne 1re circonscription, elle doit affronter une situation nouvelle.

Alors qu'elle représentait à l'Assemblée nationale les quatre premiers arrondissements de la capitale, le redécoupage de 2009 ne lui laisse pas d'autre possibilité que d'aller dans la 5e circonscription, qui associe " son " 3e arrondissement au très socialiste 10e. Elue en 2002 et en 2007 sous l'étiquette des Verts, avec le soutien du Parti socialiste (PS), elle défend aujourd'hui les couleurs du Front de gauche - elle est issue du Parti de gauche, dont elle est coprésidente avec Jean-Luc Mélenchon.

Elle sait que la partie est loin d'être gagnée face à Seybah Dagoma (PS), adjointe au maire de Paris, Bertrand Delanoë. " C'est une femme de dossiers, qui n'a pas d'implantation locale dans la circonscription ", affirme un proche de Mme Billard. Venue soutenir celle-ci, mercredi 30 mai, M. Mélenchon s'est indigné de " l'inélégance et de la brutalité " des socialistes, " qui ont l'intention de l'empêcher d'être réélue ". " Je m'attaque à une montagne ", a d'ailleurs fini par lâcher la députée sortante.

Rien ne destinait à la députation cette fille d'une résistante déportée en 1944 à Ravensbrück, devenue assistante sociale à son retour des camps et qui a élevé seule ses trois enfants à Paris. A 16 ans, Martine Billard commence à travailler pour payer ses études. A la même époque, elle découvre le militantisme avec Mai 68 avant de rejoindre une organisation d'extrême gauche, Révolution !

Mais ce n'est qu'en 1993, après s'être investie dans le milieu associatif, qu'elle rejoint les Verts. Tête de liste aux municipales de 1995 dans le 20e arrondissement, elle devient conseillère de Paris, tout en conservant son travail à temps partiel dans une entreprise de services informatiques. Un emploi dont elle sera licenciée en 2001, quelques mois avant d'entrer à l'Assemblée nationale. L'un de ses assistants parlementaires, Thomas Giry, la décrit comme " une bosseuse ". Elle est aussi connue pour son assiduité. " Je ne cumule rien, je me consacre totalement à mon mandat ", indique-t-elle.

Son meilleur souvenir ? " En termes d'intérêt du travail - de députée - , ce fut, sans conteste, Hadopi ", la loi contre le téléchargement illégal - elle en fut l'une des plus farouches adversaires. " Il y a eu une mobilisation énorme, se souvient-elle. Les internautes nous envoyaient des commentaires en direct. " " C'était une bataille en osmose avec tous les citoyens qui la portaient ", ajoute-t-elle.

Changement de couleur

Son pire souvenir ? Les lois sur les retraites et sur le travail du dimanche. Pour cette ancienne déléguée du personnel, ces deux textes vont à l'encontre des droits des travailleurs. " Il y a de moins en moins de députés qui ont été salariés et qui connaissent la réalité du monde du travail, regrette-t-elle. Le profil est de plus en plus le même : grandes écoles, énarques, professions libérales ou permanents politiques. "

Même ses concurrents trouvent difficilement à redire. " C'est une députée qui fait son boulot ", indique sobrement Pierre Aidenbaum (PS), maire du 3e arrondissement, son suppléant depuis 2007. Désormais suppléant de Mme Dagoma, M. Aidenbaum préfère développer ce qui l'a " beaucoup gêné " : le changement de couleur politique de Mme Billard en cours de mandat. En 2009, elle a en effet quitté les Verts pour rejoindre le Parti de gauche. " C'était l'aboutissement d'une insatisfaction par rapport à la ligne politique des Verts, notamment sur la question du travail ", explique-t-elle. Son suppléant aurait trouvé " normal qu'elle démissionne et qu'elle se représente ".

De son expérience à l'Assemblée nationale, Mme Billard retire une certaine défiance. " Pour les gens, les députés sont des privilégiés, c'est normal, souligne-t-elle. Mais, de fait, on sent la différence de classe. Certains ne vous diront jamais bonjour, à droite comme à gauche. Vous n'êtes pas de leur monde. " Elle semble s'en moquer, même si ces mots témoignent d'une volonté de tracer son chemin. " J'aimerais bien être réélue : j'ai toujours été dans l'opposition... ", précise-t-elle.

Si ce n'est pas le cas, elle sait qu'à près de 60 ans, il lui sera difficile de retrouver un travail. " Quand vous êtes employé dans le privé, c'est quasiment impossible, d'autant plus quand vous avez l'étiquette Front de gauche ", juge-t-elle. En attendant sa retraite, en tant que députée sortante, elle aura droit à l'allocation de retour à l'emploi des députés. Elle s'empresse de préciser qu'elle ne sera pas à plaindre. " J'ai commencé ma vie au chômage, je risque de la finir au chômage mais pas au même taux ! ", sourit-elle.

Raphaëlle Besse Desmoulières

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 3 Juin 2012

debout-condamnes-lump-L-pvltaZ.jpegCa, c'est la politique comme on l'aime ! On ne parle pas de la population, de ses problèmes, de ses attentes. Non. On parle égo, postes, être maire pour accéder au pouvoir, être député pour faire de même... Le pouvoir et tout l'argent, les avantages qui vont avec...

 

Et dans le rôle de l'avocat du diable, quelqu'un que nous connaissons bien sur cette circonscription. Quelqu'un qui défend son patron, trop lâche pour annoncer son retrait lui même. Alors, soldat Polat sauve Ryan-Carignon.

 

Ca serait marrant si l'électorat n'était pas oublié et n'était pas, une fois de plus, comme la bonne pâte qui n'est bonne qu'à mettre un bulletin dans l'urne histoire que les guignols puissent faire de la politique.

 

C'est pour mettre un coup de pied dans cette fourmilière que je me bats.

 

En attendant une petite vidéo en cadeau pour y voir notre politicien professionnel.

 

 

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 2 Juin 2012

ToillierUn débat auquel je n'ai pas participé car on ne m'a pas invité.

Qu'importe, j'y apporte quand même mes réponses...

http://ma-tvideo.france3.fr/video/55234316192s.html

01:08 Les candidats représentent, pour leur parti, 70% des suffrages lors de la dernière présidentielle, alors que Anne Gérin, candidate de Borloo, n'a pas été représentée... C'est bizarre, alors que ni le Front National ni le MoDem ne sont présents.

03:02 : Mme Bonneton : "[...] les marais étaient considérés sans importance [...]" : n'importe quoi... Les marais ont toujours été considérés comme une base indéniable naturelle. Elle a cependant raison d'insister pour préserver ces lieux.

05:07 : Mme Bonneton ne répond pas à la question concernant le fait qu'elle fait alliance avec le PS sur la 9e, mais que EELV s'oppose au PS, sur les autres. Elle louvoie, sur des valeurs communes... En somme, elle dit que sur la 9e, on insiste sur les valeurs communes mais que pour les autres circonscriptions, on se battra sur les différences. C'est un peu léger comme explication.

08:50 : Mme Gérin dit que le parti radical est différent de l'UMP alors que ça n'a pas empêché Borloo de faire parti du gouvernement de Sarko pendant longtemps. C'est oublier aussi un peu rapidement que Borloo a quitté le gouvernement car il n'a pas eu le poste de premier ministre... Bref, il ne faut pas oublier que Parti Radical et UMP c'est blanc bonnet et bonnet blanc.

11:09 : Grace à l'effort de ses deux grand pères mineurs de fond, M. Polat sait ce que c'est que la valeur travail... Mouais. En tous, cas, ça nous fait au moins un point commun : mon grand-père aussi était mineur de fond...

14:13 : M. Toillier est de Lorraine, tout comme moi. Ca me fait un point commun.

16:13 : Engagement syndical pour M. Toillier : c'est bien, encore un point commun avec moi !

20:31 : ON PARLE DE MOI !

21:15 : Trop fort ! EELV et PS : candidature commune ! C'est pas ce qui avait décidé avant, mais comme EELV était sur de perdre, on va chercher le PS pour gagner avec la signature de M. Vallini. Espérons que l'électorat avalisera ces petits arrangement entre amis.

22:15 : M. Polat remet les pendules à l'heure concernant le fait que Mme Bonneton se revendique d'une candidature commune alors qu'à la présidentielle, elle a soutenu Mme Joly.

22:30 : Mme Bonneton qui dit qu'elle n'a pas soutenu sa candidate : belle preuve de fidélité ! Si elle est aussi fidèle avec sa candidate qu'avec son électorat, je pense que l'on peut voter pour elle. M. Polat lui a tendu un piège et elle est rentrée dedans les deux pieds joints !

25:03 : Au contraire de ce que dit M. Toillier, le score du FDG est du à M. Mélenchon, qui a les idées du PC. La personnalité de M. Mélenchon y est pour beaucoup. Ainsi le Front du Gauche ne constitue qu'une recette réchauffée du Parti Communiste de naguère, avec un fort en gueule à sa tête du nom de Mélenchon. Tout change... mais rien ne change.

29:32 : "Renouveau de la vie politique" : Mme Bonneton se fout de nous là ! Une politique basée sur la coopation et l'héritage n'est pas un renouveau ! Et maintenant, elle loue M. Vallini qui a ce talent de cumuler le poste de sénateur et de président de l'Isère ! Elle se fout de son électorat !

31:17 : Renouvellement = accord, vieille cuisine politique : bien joué M. Polat, c'est ce que je viens de dire...

32:14 : Mme Gérin est soutenue par le nouveau centre, c'est à dire ceux qui ont quitté Bayrou en 2007 pour récupérer leur siège à l'Assemblée Nationale. De belles valeurs politiques !

34:07 : M. Mahier n'est pas centriste d'après M. Toillier, je suis d'accord.

38:00 : Mme Bonneton est très vague et ne répond pas aux questions de gouvernance de M. Toillier. Il dit qu'il n'y a pas de cohérences de vote, au niveau local et national entre les verts et le PS. Je pense qu'il a raison.

38:39 : Mme Bonneton est très sèche vis à vis de M. Toillier qui lui a posé une question et qui n'a pas les réponses qu'il est en droit d'attendre. Elle ne répond pas au fait qu'il n'y a pas de cohérence sur les prises de positions entre les verts et le PS.

45:35 : Mme Bonneton botte en touche et ne prend pas position sur Center Parcs. Il n'y a pas de pour et de contre. Tout le monde s'interroge, donc, elle s'interroge aussi... Elle verra en temps voulu. En fait non, elle fera ce qui sera décidé entre les pour et les contre... S'ils tombent d'accord, sinon, elle ne fera rien.

47:02 : M. Polat est fort et renvoie Mme Bonneton dans ses cordes. Par contre, je ne suis pas d'accord avec M. Polat sur ce projet. L'emploi ne peut pas tout justifier : quand on aura dévasté tout un ensemble naturel, on fera quoi avec 450 emplois ? Qui plus est, on ne sait pas quels seront la nature de ces emplois.

49:00 : Comme M. Toillier, je pense que le financement public d'une structure commerciale n'est pas saine, surtout quand on pense à l'impact écologique du projet. Pour moi, il faut renverser le paradigme. Il faut l'implantation d'une structure écologique forte et pérenne, génératrice d'emplois avec un minimum d'engagement de financement public pour éviter un effet d'aubaine de la part d'un Center Parcs qui s'implanterait plus pour recevoir des aides publiques qu'être profitable économiquement. La priorité doit aller au projet écologique. On ne me fera pas croire qu'avec les moyens actuels, il n'est pas possible de construire de telles structures sans écologie et sans développement durable. On peut faire de ce dossier un laboratoire qui allie performances économiques et performances écologiques. L'un ne doit pas aller sans l'autre.

52:00 : Le code du travail protège plus le CDI que le CDD M. Polat. Si vous aviez bossé un jour, M. Polat, vous le sauriez. M. Polat, on ne peut pas se contenter de visiter les entreprises une fois tous les 5 ans, quand on est en campagne, pour savoir comment se passe le milieu du travail. Il faut y avoir vécu pour le savoir. C'est encore mieux d'avoir eu des responsabilités de représentant du personnel, comme je les ai eues comme siégeant au Comité d'Entreprise et comme Délégué du Personnel.

54:30 : Mme Bonneton dit que M. Polat caricature alors qu'il n'a fait que mettre le doigt sur les limites des emplois jeunes.

55:52 : ON PARLE ENCORE DE MOI !

57:20 : M. Polat rappelle que M. Vallini n'a pas défendu le projet d'hôpital sur Voiron, tout occupé qu'il était à son cumul de mandat. C'est pour cela que c'est le cumul des mandats qui est problématique, non le cumul des indemnités parlementaires.

demo repartition2b58:49 : Concernant les maisons de santé, pour moi, il faut aller plus loin : il faut remettre en cause la libre implantation des médecins sur le territoire Français. Pour avoir des maisons de santé, il faut y mettre des médecins. Une maison de la santé sans médecin est une maison qui ne sert à rien. Le médecin ne pourrait profiter du remboursement de la sécurité sociale que s'il est prouvé qu'il n'est pas dans un territoire sur-doté en médecin. C'est cela la base en matière de santé que je prône. A gauche, un graphique montrant la densité de médecins pour 100 000 habitants.

60:09 : Mme Bonneton a raison en disant que l'UMP a privatisé la santé. C'est on ne peut plus vrai.

61:16 : M. Toillier : je ne suis pas d'accord pour une santé gratuite. Une santé doit être gratuite pour les plus pauvres, mais payante pour les plus riches pour pouvoir financer la santé des plus démunis. C'est la base d'une politique de santé responsable consistant à instaurer une solidarité sociale forte.

63:33 : Il n'y a pas d'argent Mme Bonneton ! On a 50Mds d'euros de dépensés chaque année en plus de ce qui rentre dans les caisses ! Ce n'est pas parce que le PIB est important que nous sommes riches. Le PIB est une valeur économique qui ne dit pas s'il reste de l'argent à la fin de l'année dans les caisses. En l'occurrence, il n'en reste pas. Mme Bonneton, vous avez d'énormes lacunes en matière économique. Ces lacunes sont graves car elles ne sont même pas au niveau d'un étudiant de première année d'université. Il va vraiment falloir que vous preniez des cours d'économie sous peine de vous voir retoquer régulièrement par vos futurs collègues à l'Assemblée Nationale.

65:30 : Smic à 1700Euros : une vraie mesure de Père Noël M. Toillier. Soyons un peu réaliste voulez-vous ?

67:44 : On demande des apprentis alors que l'on ne change pas la mentalité, à l'intérieur de l'éducation nationale, consistant à dévaloriser la qualification professionnelle. L'emploi est avant tout une question d'éducation. Ce qu'il faut c'est changer cette mentalité éducative consistant à dévaloriser le professionnel en essayant de pousser à un haut taux d'obtention du Bac. Un Bac pour faire quoi quand l'échec se retrouve dans les années de supérieur ?
Il faut réellement transformer l'éducation afin de former des citoyens, mais aussi des personnes prêtes à rentrer sur le marché du travail avec un métier, et que le jeune soit fier d'avoir effectué ce parcours, sans qu'on lui ai fait ressentir qu'il a été dans une filière professionnelle par échec. Concrêtement, c'est instaurer deux filières : une générale et une professionnelle, chacune dénuée d'une notion de niveau. L'élève, en fonction de ses résultats, suivrait une filière ou l'autre et pourrait utiliser des passerelles entre les deux. L'enseignement général doit avoir la même valeur que l'enseignement professionnel. Aucun travail ne doit être honteux. C'est cela ma priorité concernant l'éducation et l'emploi qui sont deux notions liées voir intriquées.


69:09 : Une banque d'investissement aux PME, c'est une bonne idée.

69:40 : Le photovoltaïque est dépassé Mme Bonneton. Le photovoltaïque est actuellement produit en Chine pour des questions de coût. Il ne faut plus se positionner sur la production mais bel et bien sur la recherche et le développement.

70:12 : Les transports. Il faut penser à autre chose qu'à l'ère du tout voiture car, même les automobilistes n'en veulent plus. Les automobilistes subissent les bouchons, les automobilistes subissent la montée sans fin du prix de l'essence. Il faut passer maintenant à un autre paradigme.

71:20 : Le Voironnais ne pourra jamais créer seul les emplois nécessaires à débouchonner l'entrée sur Grenoble. Il faut être réaliste.

71:52 : Il faut augmenter les dessertes de transport en commun et surtout, les modes de transports en commun en favorisant une implantation multi-modale : SNCF, bus, tramway mais aussi transport par câble qui offre une alternative audacieuse, futée et économiquement avantageuse.

74:02 : Le télétravail ne marche que pour le tertiaire Mme Bonneton.

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 1 Juin 2012

img_2082.jpgVoici mon premier tract d'engagement réel dans la vie politique. Il a deux ans. Depuis, Corinne Lepage et Jacqueline Joannon, m'ont mis le pied à l'étrier et je les en remercie grandement. En attendant, bonne lecture.

 

"Cher Monsieur Vallini, je trouve particulièrement curieuse la situation que je vais vous exposer dans ces lignes. Je me pose des questions : elles concernent le fait que de nombreux automobilistes ont perdu, ces derniers temps, leurs points de permis de conduire suite à l'installation des radars automatiques. Des avocats profitent de cette situation dans la mesure où ils facturent très cher à leur client le fait de pouvoir récupérer ces points près les Tribunaux Administratifs. En effet, ils utilisent le fait que l'Etat, par manque de moyens, ne notifie pas la suppression de points aux contrevenants par lettre recommandée avec accusé de réception. Ainsi, sur un simple vice de forme, ces avocats font récupérer l'intégralité de leurs points à des automobilistes fautifs. Est-il bien normal que les automobilistes les plus riches, ceux étant à même de payer 4000Euros pour un dossier, soient ceux qui peuvent se permettre de commettre les infractions sur les routes ? Est-il bien normal qu'un ouvrier en retard au boulot le matin se voit retirer son permis sans aucun recours possible par manques de moyens ? Est-il bien normal que l'Etat, en voulant réaliser des économies de bout de chandelle incite à une telle inégalité ? Est-il bien normal que l'Etat viole par elle-même une procédure pénale que ses législateurs, dont vous faites partie M. le Député, ont instauré ? Je pense que non. Je vous saurais donc gré de bien vouloir soulever cette question et de faire le nécessaire afin que l'Etat fasse correctement son travail, c'est à dire, envoyer les avis en recommandé avec accusé de réception, afin que les plus riches de non concitoyens ne se croient plus tout permis sur les routes sous prétexte qu'ils ont les moyens de se payer une bonne défense. Je compte donc sur votre action en tant que Député de la neuvième circonscription de l'Isère afin de défendre l'intérêt général lié à cette question afin de rétablir l'égalité devant tous les citoyens devant la loi. Très cordialement, Philippe NOVIANT".


Aaaaahhhh ! J'étais fier de moi en ce jour de 2006 ! J'avais bien bossé ! J'avais pris ma plus belle plume et essayé d'utiliser ma plus belle prose pour défendre les intérêts de mes concitoyens ! J'avais donc envoyé une belle lettre à M. Vallini, qui a fait partie de l'enquête parlementaire liée au drame d'Outreau. Comme il avait fait du bon boulot dans ce dossier, la présente demande était une formalité : d'ici deux mois, j'aurais reçu réponse et sous six mois, l'Etat faisait correctement son boulot et l'égalité des citoyens devant la loi était respectée. Bref, ce devait être une formalité.
J'ai donc attendu une réponse de mon député : 15j, 30j, rien... 3 mois, 6 mois : rien. J'envoie une lettre de rappel : une lettre type me dit qu'on a reçu ma réponse. Quelles sont les actions engagées ? Pas de réponse. Je téléphone à la permanence, là, on me dit que M. Vallini ne reçoit jamais les contribuables (sic!) : "Vous comprenez, il a beaucoup de travail, il est aussi Président du conseil général de l'Isère !"


Et si c'était ça le problème ? M. Vallini est le président de département ET député de la neuvième circonscription de l'Isère. Moi, stupidement, je croyais que le boulot de député était un boulot à plein temps. A 10000 Euros le job, par mois, la moindre des choses serait d'exercer ce job à pleins temps non ? Et bien non justement. M. Vallini fait des heures sup. "Travailler plus, pour gagner plus" est la devise de notre député, tout en oubliant un peu joyeusement que je fais partie des contribuables qui mettent la main à la poche pour payer son salaire à la fin du mois.


Un collègue de boulot qui habite Bernin me faisait remarquer : "Qu'est-ce qu'on peut voir Vallini dans son papelard qu'on reçoit dans les boites aux lettres sur le département !". Je lui ai répondu : "M'en parle pas ! Le problème c'est que ce Monsieur est aussi notre député, et que de ce point de vue là, il est d'une absence totale !".


Bref, je l'ai un peu sévère. En tant que simple citoyen, je faisais confiance à mon député de circonscription pour défendre l'intérêt général, et l'intérêt général a fait pschit. Que faire alors ? Attendre 2012 pour voir arriver un Fabien de San Nicolas, toutou de Sarkozy en puissance qui fasse tout autant le beau ? Attendre ? Attendre qui ? Attendre quoi ? Quel politicard local ou parachuté, faisant partie du même sérail que les autres serait à même l'intérêt des citoyens de la neuvième ?


Qu'à cela ne tienne, je tente ma chance ! Aucune chance je n''ai, et je n'en ai rien à carrer !
Je suis ingénieur informaticien, n'ai aucune notion de politique de haut niveau consistant à mettre des peaux de banane sous les pieds de mes potes, mais au moins j'ai cette conviction que l'on peut changer la France en mettant en fonction des responsables qui se veulent être au service, non de leur intérêt personnel, mais de l'intérêt général.
Je veux servir les gens et les aider, alors, même si je n'ai aucune chance, je la tente quand même, ne serait-ce que pour se marrer un bon coup et pouvoir dire que l'on a tout tenté.


Je me lance donc dans l'aventure avec 20 tracts à distribuer par semaine sur le marché de Voiron. Y'aura mon site web et que ça. Il n'y aura que mon envie, que mon enthousiasme, et que cette croyance, totalement crétine, que la politique est là pour servir et non pour se servir.


Il y a cette foi, cette insouciance, cette envie de dire "tous pourris", mais si personne ne se lance alors la pourriture n'est-elle vouée qu'à proliférer ?


Car je n'ai aucune chance, car cette entreprise est d'une bêtise et d'une naïveté exacerbée, je me lance, car j'ai des convictions. Vaille que vaille, je tente et si même si j e suis ridicule, tant-pis.


J'ai envie de pouvoir dire que je l'ai fait et que si j'ai raté, j'aurais tout tenté.


Je veux pouvoir me regarder dans une glace.

 

Et si tout commençait aujourd'hui ?

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 31 Mai 2012

desert-medical.jpegC'est une proposition que nous avons soumise concernant la lutte contre les déserts médicaux. Le conseil national de l'ordre des médecins la reprend et c'est tant mieux car nous sommes 100% d'accord avec lui.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 31 Mai 2012

******************

Le conseil de l'ordre des médecins s'attaque aux déserts médicaux

Pour en finir avec les déserts médicaux, il faut contraindre les nouveaux médecins à exercer au moins cinq ans dans la région où ils ont été formés, a préconisé le conseil national de l'ordre des médecins (CNOM), mardi 29 mai, faisant le constat que les mesures incitatives ont été " un échec ". Une atteinte à la liberté d'installation qui surprend de la part d'une instance plutôt réputée pour son peu d'audace. " Enfin ! ", a commenté UFC-Que choisir, qui estime que la proposition va " dans le bon sens ", mais prône, plus radicale, que les médecins s'installant en zone surdotée ne soient plus conventionnés. Les syndicats d'étudiants, d'internes et de jeunes médecins se sont opposés à la proposition du CNOM, refusant d'assumer seuls les erreurs de leurs aînés dans la répartition des praticiens sur le territoire.

L'ordre s'en prend par ailleurs aux " excès spectaculaires " parfois constatés en matière de dépassements d'honoraires. Pour la première fois, il a chiffré ce que devrait être le maximum facturé : 3 à 4 fois le tarif de la Sécu. Et il préconise que chaque médecin en secteur 2 pratique au moins 30 % de son activité au tarif de base.

Laetitia Clavreul

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 30 Mai 2012

gaz_de_schiste.jpgVoici un article qui montre bien que l'exploitation du gaz de schiste n'est pas la panacée, loin s'en faut. Outre que de ravager les sols par l'infiltration de produits sous haute pression, l'exploitation est aussi génératrice de grandes quantités de gaz à effet de serre.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 30 Mai 2012

**********

L'exploitation du gaz de schiste serait aussi nocive pour le climat que le charbon
La production de cet hydrocarbure non conventionnel provoque des fuites de méthane

Si le gaz de schiste est décrié pour les dégâts environnementaux que sa production entraîne, il pouvait se targuer d'un atout écologique : sa combustion dans les centrales électriques entraîne moins d'émissions de CO2 (dioxyde de carbone) que la combustion du charbon - 44 % de moins, selon l'America's Natural Gas Alliance, l'association professionnelle du gaz aux Etats-Unis.

Quant à l'émission de gaz à effet de serre lors de la production de gaz de schiste, elle était considérée jusqu'à présent comme négligeable. Mais ce postulat est sévèrement mis en cause par une série d'études scientifiques. Selon ces analyses, la production de gaz de schiste a un bilan en gaz à effet de serre équivalent, voire supérieur, à celui du charbon.

L'explication de ce paradoxe tient au fait que le gaz naturel - aussi appelé méthane (CH4) - a un coefficient de réchauffement supérieur de vingt-cinq fois à celui du dioxyde de carbone - voire soixante-douze fois sur les vingt premières années de son émission, en raison d'un temps de résidence dans l'atmosphère différent de celui du CO2. La présence de méthane dans l'atmosphère a donc un effet important.

Or la production de gaz de schiste entraîne un relâchement important de méthane. Quand les fluides utilisés pour fracturer la roche sont pompés pour être ramenés vers la surface, ils entraînent avec eux des bulles de gaz naturel qui vont se disperser dans l'atmosphère. De plus, la remontée du gaz à l'ouverture du puits se traduit pendant quelque temps par une fuite supplémentaire de méthane. Enfin, les différents gazoducs et autres équipements techniques sont aussi sources de fuites.

Jusqu'à récemment, les émissions liées au gaz de schiste étaient estimées selon des valeurs officielles établies par l'Agence de l'environnement des Etats-Unis (EPA) en 1996. En 2011, une équipe de chercheurs menée par Robert Howarth, de l'université de Cornell, a abouti à la conclusion que les puits de gaz de schiste laissaient fuir jusqu'à 8 % du méthane pendant leur durée d'exploitation. Cette étude, publiée dans la revue Climate Change Letters, s'appuyait sur une revue approfondie des données disponibles. Selon Robert Howarth, " du point de vue climatique, le gaz de schiste est pire que le gaz conventionnel, mais aussi que le charbon et que le pétrole ".

En février 2012, une autre équipe de chercheurs de l'université du Colorado a publié dans le Journal of Geophysical Research une étude confirmant le constat. Mais la méthode ici utilisée était expérimentale : des relevés physiques ont été effectués dans une campagne de mesures par un véhicule doté d'équipements sophistiqués. Les échantillons d'air prélevés dans la région de Denver-Julesburg, au nord-est du Colorado, où vingt mille puits exploitent le gaz de schiste, ont ensuite été analysés en laboratoire. Cela conduit à constater que des fuites de méthane se produisent dans une fourchette de 2 % à 8 % du gaz produit, une valeur de 4 % étant la plus probable - soit le double de la valeur retenue par l'EPA. Cette analyse ne prend pas en compte les fuites qui peuvent se produire dans les gazoducs.

" On a conduit une autre campagne de mesures dans l'Utah, dont on espère publier les résultats avant la fin de l'année, dit Gabrielle Pétron, qui a conduit la recherche. On va aussi mener une campagne de mesures par avion. " D'autres études sont en cours en Pennsylvanie et au Texas. Le débat scientifique est loin d'être clos, mais la " virginité " climatique du gaz de schiste appartient au passé.

D'autres études soulignent par ailleurs l'effet de pollution atmosphérique liée à l'exploitation du gaz de schiste. Il n'y a en effet pas que du méthane qui fuit, mais aussi de nombreux autres hydrocarbures nocifs pour la santé, tel que le benzène. Dans une étude parue en mars 2012 dans Science of Total Environment, Lisa Mc Kenzie et d'autres chercheurs de l'université du Colorado ont comparé deux groupes de personnes vivant près et loin de puits de gaz de schiste. Ils concluent que les premiers encourent un risque supérieur de cancer en raison d'une exposition plus importante aux hydrocarbures volatils.

Cette multiplication d'études n'a pas encore entraîné de réponse officielle, mais elle alimente un besoin de réglementation de plus en plus fort aux Etats-Unis. Jusqu'à présent, explique dans un courriel Jesse Coleman, de Greenpeace USA, " la réglementation de la fracturation hydraulique a largement été laissée au niveau des Etats - qui sont beaucoup plus faibles -, en raison de la résistance de l'industrie à une loi fédérale ". Un des enjeux cruciaux consiste à obliger les entreprises à révéler les produits chimiques qu'elles utilisent dans la fracturation hydraulique.

L'EPA doit rendre durant l'été un projet de réglementation - qui comprendrait des mesures pour limiter les fuites de méthane - en vue d'une application en 2015. La bataille des lobbies ne fait que commencer.

Hervé Kempf

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 29 Mai 2012

18_Assemblee_Nationale.jpg11. Claude Detroyat (Lutte Ouvrière)

Encore un candidat d'extrême gauche. Cette dame se revendique d'un courant communiste révolutionnaire, rien que ça.

Madame Detroyat est du même parti que Nathalie Arthaud et revendique les idées suivantes (attention, Père Noël en vue) :

- Interdiction des licenciements, répartition du travail sans diminution de salaire.
- Création d'emplois utiles (?) dans les services publics.
- Augmentation générale des salaires et des retraites indexés sur la hausse des prix -> pour l'indexation sur la hausse des prix, je suis d'accord.

Très régulièrement le patronat est amalgamé au grand patronat. On ne sait donc pas si ce parti fait une différence entre un patron de PME, créateur de son entreprise, ou grand patron d'un groupe du CAC 40 qui n'a rien créé du tout.

On se permet même, dans le programme, d'assimiler le Parti Socialiste au Parti Communiste, sans doute jugé trop soft dans ses propositions car pas assez 'révolutionnaire'.

J'ai pas tout compris en tous cas au tract car on y affirme 'Voter Lutte Ouvrière, c'est affirmer la volonté des exploités de reconstituer une force politique qui n'hésite pas à lever le drapeau de l'émancipation sociale, c'est voter communiste !' quand, dans le même temps, on fustige la direction du Parti Communiste qui ont, dixit 'abandonné depuis longtemps les perspectives et le programme qu'elles défendaient à l'origine'. Je ne comprends pas trop, car, à y bien regarder les programmes, pour moi, c'est bonnet blanc et blanc bonnet.

Si quelqu'un pouvait m'apporter une précision entre les deux programmes, je leur en serais reconnaissant. Quoiqu'il en soit, d'un oeil extérieur, je ne vois pas pourquoi on a autant de partis d'extrême gauche alors que leurs programmes se ressemblent tellement. Maintenant, ce que j'en dis...

12. Huguette Grindler (Mouvement Homme Animaux Nature)

C'est un mouvement écologique dans la plus pure tradition qui soit :
- Réduire le recours aux énergies fossiles
- Développer les énergies renouvelables
- Favoriser l'agriculture bio locale et de saison
- Résister à une urbanisation galopante
- Promouvoir les jardins potagers en zone urbaine
- Augmenter l'offre en moyens de transports moins énergivores
- Lutter contre la désertification rurale
- Accroitre la relocalisation des grandes administrations

Sur tous ces points, le développement est très très vague. On dit ce que l'on veut faire, mais on oublie le 'comment' en oubliant (sciemment ?) d'être concrêt. Pas un mot sur le nucléaire, pas un mot sur comment on 'résiste à une urbanisation galopante', ne serait-ce qu'en donnant une définition précise de 'galopante'.

Ce mouvement, c'est aussi la protection et la défense animale.

Là dessus, c'est un mouvement novateur.

Il affirme que l'animal n'est pas un objet en demandant la reconnaissance de l'animal dans le code civil d'un statut d'être vivant sensible.

Il me semble, qu'à ce jour, seuls les animaux de compagnie ont droit à ce statut.

La protection animale regroupe une grosse partie du tract de ce mouvement. Ses mesures sont :

- Mise en place d'une campagne nationale de stérilisation des animaux de compagnie
- Interdiction de la commercialisation des animaux exotiques (NAC)
- Mise en place d'une politique agricole commune (PAC) où il y aurait libre parcours des animaux et interdiction des mutilations et de l'élevage en batterie.
- Etourdissement préalable pour l'abattage des animaux de boucherie.
- Interdiction de considérer le cheval comme un animal de boucherie.
- Interdiction des chasses à courre et des lâchers de gibiers d'élevage.
- Déclassification de toutes les espèces dites 'nuisibles'.
- Interdiction de tous types de combats d'animaux.
- Mise en place d'une cellule officielle de lutte contre le trafic d'animaux.
- Valorisation des bienfaits de l'alimentation végétarienne.

Concernant l'emploi, le parti mise tout sur le fait que la filière verte est le gisement qui peut résoudre les problèmes. Quand on voit comme nos entreprises de développement de panneaux solaires sont actuellement en difficulté, on est en droit de mettre un sérieux bémol sur ce point.

Je n'ai pas bien compris le concept de partage de l'autofinancement.

En terme de santé, le parti prone que les médecines alternatives soient reconnues.

On y dit que la toxicogénomique permet de tester la toxicité de toutes les substances chimiques sur des cellules humaines en culture. On y dit qu'elles coûtent moins chers et sont plus rapides, mais que des groupes de pression (lesquels ?) n'en veulent pas (pourquoi ?).

13. Marie-Liane Deschizeaux (Le Centre pour la France)

Ah ! Marie-Liane ! Une copine, presque une amie... Je la connais très bien et l'apprécie énormément. Sur le plan du programme politique, il n'y a pas grand chose qui nous sépare. En effet, Madame Lepage, que j'ai l'honneur de représenter, a fait partie du MoDem pendant un temps. Nos chemins se sont séparés, mais nos projets politiques restent comparables.

Pour le reste, je peux donner ses qualités et ses défauts.

Ses qualités :
- Elle est très honnête, très droite et très rigoureuse.
- Elle est fidèle à ses idées et à ses amis.
- C'est une très grande bosseuse.
- Elle a une capacité à organiser des réunions, des débats, hors du commun. C'est un soldat que tout parti rêverait d'avoir. Elle n'a aucune ambition politique hors celle de servir son camp et ses idées. C'est l'exact opposé d'un Julien Polat.

Ses défauts :
- Elle a beaucoup de mal à débattre. Elle n'architecture pas ses propos et très souvent, son discours va dans tous les sens.
- Elle a ENORMEMENT de mal à laisser parler son interlocuteur. Elle monopolise le temps de parole et c'est très dur de l'arrêter quand elle commence à parler. Surtout, ne l'emmenez jamais sur le sujet de l'inter-communalité. Si vous l'emmenez sur ce sujet, prévoyez un bon café serré et achetez un bon bouquin : elle peut vous en parler pendant des lustres et vous n'aurez pas beaucoup à dire sur ce sujet. Prévoyez aussi une bouteille d'eau, car, généralement, parler 2h30 sans s'arrêter, et sans note, ça donne soif : elle vous en sera reconnaissante.

Sinon, je suis un grand fan de Marie-Liane et lui souhaite tous mes voeux pour cette élection, et que le meilleur gagne ;)

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 28 Mai 2012

7. Claude Mahier (Centre droit)

M. Mahier est incontestablement le filou de cette élection.
Il n'a pas été content de ne pas avoir été investi par l'UMP, alors, il se venge, et, en la matière tous les moyens sont bons.

Historique du Monsieur : 2 fois élu local, 33 ans comme directeur général du « Pays Voironnais ». C'est louable. Ce qui l'est beaucoup moins, c'est que, contrairement à ce qu'il affirme, il fait tout ce qu'il peut pour arriver au job de député par intérêt personnel et n'hésite pas à user de toutes les grosses ficelles pour y arriver.

Aujourd'hui, il a le soutien du nouveau centre. Le nouveau centre, pour rappel, est l'ensemble des députés qui sont partis de l'entourage de M. Bayrou en 2007 pour rejoindre le camp Sarkozyste en échange d'une non présentation de candidat UMP contre eux. Ah que c'est beau la politique quand elle manipule de la sorte l'électorat !

 1. Voiron-passionnement

Il fait partie de la ligne directrice d'un site internet qui s'appelle Voiron-passionnement. On y pratique un mélange des genres surprenant car, tantôt il est interviewé par le site, tantôt il y tient tribune. C'est surprenant dans la mesure où il ne me viendrait pas à l'idée, dans le présent blog de mettre un article où je réponds à une interview du site que je dirige. Soit. C'est pas le plus grave.

 2. On pique un slogan

 

Julien-Polat

Mahier

 

 

M. Mahier a osé piqué le slogan de son principal adversaire, M. Polat. C'est bien joué. Si on assimile les deux camps, on peut faire voter l'électorat de droite pour le candidat non investi, c'est toujours ça de gagné.

 3. Le détournement d'un journal local

Dans le Voironnais, on reçoit un journal qui s'appelle 'Le jounal du Pays Voironnais'. M. Mahier n'a pas trouvé mieux que de repomper abusivement la signalétique du journal pour en faire une propagande à son profit.

 

journal-mahier

 

 

 

 

 

A gauche, le journal de M. Mahier, à droite, le journal Voironnais. La reprise du mot 'Journal', le même dessinateur, les mêmes couleurs, un titre suffisamment vague à gauche pour ne pas être assimilable de suite à de la propagande politique, le procédé est pour le moins coquin.

 

Plusieurs personnes m'ont fait part qu'elles ont été abusées par cette pratique, dont une collègue de boulot qui ont trouvé le stratagème honteux.

Je ne m'étendrai donc pas plus sur les manières du bonhomme. Faire de la politique sale n'a jamais été ma tasse de thé et lui consacrer des lignes supplémentaires sur son programme serait donner de la confiture à un cochon.

8. Philippe Noviant (Cap 21)

Lui, il est super, il faut voter pour lui ;)

9. Christian Toillier (Front de gauche)

J'ai rencontré ce Monsieur samedi dernier sur le marché de Saint Marcellin et j'ai appris qu'en plus d'être habitant de Moirans, il venait de Saint-Avold en Moselle, c'est à dire à 30km de mon patelin d'enfance !

Inutile donc de dire que je ne pourrai en dire du mal.

Par contre, je peux dire du mal du Front de gauche ;)

C'est plus ou moins le programme du Parti Communiste, je ne surprendrai personne en disant cela. C'est un parti utopique qui pense que ce qui a échoué sous le communisme, peut marcher actuellement.

C'est le royaume du Père-Noël :
- Rétablissement des 35h
- Retraite à 60 ans à taux plein
- Smic à 1700Euros brut à 35h
- Salaire maximum pour toutes les boîtes
- Blocage des loyers
- Revenu maximum fixé à 360000 Euros par an
- Revalorisation immédiate de 300 euros des allocations de chômage.
- Indemnité chômage portée à 90 % du dernier salaire avec comme minimum le Smic.
- Renforcement de la progressivité des droits de succession et mise en place d'une succession maximum. (Taxation à 100% au dessus).
- Réduction de la TVA.
- Suppression du crédit impôt-recherche.

Il faudra m'expliquer comment, avec une telle politique de gauchos, on va donner envie aux investisseurs d'investir, aux entrepreneurs d'entreprendre, aux chefs d'entreprise de s'installer en France.

Très clairement ce parti est anti-patrons, et sans patron, il n'y a tout simplement pas d'entreprise. C'est un parti très clairement dangereux car il n'y a pas d'équilibres dans leur proposition. C'est un parti fondé sur une naïveté abrutissante qui ne pense qu'au fait qu'en donnant le pouvoir aux basses classes, tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. J'y reviens : ça s'appelle du communisme et le passé nous a montré que ça ne marchait pas.

10. Anne Gerin (Parti Radical)

J'ai recherché des informations précises sur le programme du Parti Radical, mais je n'en ai pas trouvées. C'est pas grave. Il suffit de se rappeler que M. Borloo dirige ce parti, qu'il a été membre du gouvernement Sarkozy et qu'il s'en est allé parce qu'il n'avait pas été nommé premier ministre, pour avoir le-dit programme.

M. Borloo a appelé à voter Sarkozy aux dernières élections présidentielles. La couleur affichée est donc UMP-dissident.

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 26 Mai 2012

anticor_signataire_logov3_cmjn.jpgAujourd'hui, je suis signataire Anticor.

Toutes les informations sont disponibles sur http://anticor.org/

 

 

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 25 Mai 2012

arton4211-732ff.jpgNous nous battons aussi pour que nos données numériques ne servent pas à telle ou telle multi-nationale en monétisant la vie de tout à chacun.

De ce point de vue, la CNIL est très protectrice et c'est cette protection que nous nous proposons de vous faire connaître par cet article très intéressant.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 22 Mai 2012

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ENTRETIEN
" Les données privées sont le carburant du numérique "

Isabelle Falque-Pierrotin est présidente de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).



Comment analysez-vous l'arrivée de réseaux sociaux s'engageant à ne pas utiliser les données personnelles des usagers ?

La protection des données personnelles devient un facteur de différenciation concurrentielle. C'est un mouvement assez nouveau et intéressant, qui témoigne d'une prise de conscience de la société.



Pouvons-nous limiter l'utilisation de nos données privées ?

La loi Informatique et libertés stipule que tout citoyen détient un droit d'accès à ses données, qu'il peut les modifier et même les effacer dans certains cas. C'est un droit peu connu et pas suffisamment utilisé. Chacun devrait pouvoir avoir accès très simplement aux données personnelles détenues par les sites qu'il utilise.

Chacun doit pouvoir avoir confiance dans cet univers numérique et ce n'est pas encore le cas. Il est temps de mettre en place un certain nombre de balises pour que le traitement des données personnelles soit avant tout humain.



Pourquoi les Etats ne réagissent-ils pas plus vite ?

La Commission européenne est en plein travail. Le projet de règlement européen, présenté le 25 janvier, devrait être adopté avant fin 2013. Ce texte sera historique : il fixera le cadre de la protection des données personnelles pour le XXIe siècle. Il devra concilier simplification et harmonisation tout en restant fidèle aux valeurs humanistes européennes. Le calendrier est serré et l'application sera immédiate, par les 27 pays membres.



Sur quels points portent les désaccords ?

Les grandes entreprises Internet, dont les réseaux sociaux, sont sous forte pression. Elles savent que les données privées sont le carburant du numérique et veulent continuer à pouvoir les utiliser. Le lobbying est féroce car elles ne veulent pas que la législation bride l'innovation. Google, par exemple, n'a que deux tiers du marché américain, mais quasiment la totalité du marché européen. Pour Google, ce dernier est fondamental. Il faudra donc monnayer chèrement avec ces acteurs d'Internet cette entrée sur le territoire européen.

La CNIL milite pour que les citoyens d'un Etat puissent s'adresser en cas de problème à leur CNIL locale et non à celle où l'entreprise a installé son établissement principal. De façon générale, nous voulons éviter que les entreprises américaines domicilient leurs sièges européens à Malte, en Irlande ou au Royaume-Uni pour avoir plus de liberté de manoeuvre.



Comment, avec ce règlement, la CNIL pourra-t-elle intervenir ?

Jusqu'à présent, la CNIL encadrait une entreprise a priori, avant le lancement d'un projet. Puis elle appliquait des sanctions si un problème se manifestait a posteriori. Ce schéma n'est pas adapté à Internet et aux mutations incessantes des entreprises et de leurs stratégies. Il s'agit désormais de travailler main dans la main avec les acteurs pour que ceux-ci se mettent en conformité, et intègrent en amont les principes informatique et libertés dans leurs produits et services. On ne peut pas piloter l'écosystème du numérique uniquement par la sanction. Celle-ci doit rester une arme de dissuasion et de dernier recours.

Propos recueillis par L. Be.

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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